Feuilleton de 6 épisodes de 55 minutes
Première diffusion : sur la 2ième chaîne de l'ORTF, tous les samedis du 3 juin au 8 juillet 1972
Coproduction ORTF, RAI (italie), SSR (suisse), Bavaria Atelier (Allemagne) Technisonor et Jadran films (Yougoslavie)
Réalisation : Philippe FOURASTIE
Adaptation et dialogues : Albert VIDALIE
Scénario : Albert VIDALIE, Philippe FOURASTIe et Jean-Dominique DE LA ROCHEFOUCAULD
Distribution :
Pierre FABRE (Louis Mandrin)
Monique MORELLI (La Carline)
Armand MESTRAL (Bonneville)
Jean MARTIN (Robert de Cazes)
Rainer RUDOLPH (Pierre Mandrin)
Malka RIBOWSKA (Mme de Saint-Félix)
Pierre ASSO (Moreau de Sechelle)
Max VIALLE (Carnaval)
François DYREK (Manot la jeunsesse)
Fred PERSONNE (Peretty)
Jean-Roger CAUSSIMON (M. D'Argenson)
Gérard CHEVALIER (Rouille)
Thème : Sous le règne de Louis XV, Louis Mandrin, brigands bien-aimé, conduit la révolte contre les fermiers généraux c'est-à-dire les agents des impôts du Roi. Il prend bien vite la tête d'une armée mais finit par être battu. Son épopée se terminera sur le gibet. Mais sa légende ne fait que commencer.
Commentaires : ce feuilleton historique fut tourné en Yougoslavie, alors qu'il se passe en Dauphiné mais cette région connaissait alors des violentes manifestations paysannes et l'ORTF craignait que le tournage de cette révolte contre les excès de la fiscalité n'exacerbe plus encore les passions. Outre la possibilité de pouvoir filmer de magnifiques paysages, pas trop entamés par la modernité, cela eut pour avantage de bénéficier d'une importante figuration fournie par l'armée yougoslave. Pour une fois, les moyens ne manquent pas et font de ce feuilleton une belle réussite malgré une distribution parfois hétéroclite, coproduction oblige. Pierre FABRE (récemment disparu) qui se consacrera par la suite plutôt à l'écriture campe un Mandrin plein de panache mais aussi plein d'ambiguïtés. Il convient de noter qu'Albert VIDALIE qui a signé l'adaptation et les dialogues est aussi l'auteur des célèbres ballades qui rythment l'épopée de Mandrin, chantée par Monique MORELLI.
Le feuilleton est disponible en VHS.
La télévision française des années 70 comprend deux périodes bien distinctes :
- De 1970 à 1975, c'est encore le paysage classique de l'ORTF avec trois chaînes (crée le 31 décembre 1972, la 3ième chaîne se développait peu à peu pour couvrir tout le territoire), qui jouent la complémentarité et sont dirigées par un même président ;
- A partir de 1975, on entre dans la modernité. Le 6 janvier 1975, jour de l'épiphanie, voit en effet l'éclatement de l'ORTF, et la transformation des trois chaînes d'origine en trois chaînes indépendantes, TF1, ANTENNE 2 et FR3, ayant chacune son propre président, Jean Cazeneuve pour TF1, Marcel Julian pour ANTENNE 2 et Claude Contamine pour FR3. Au total 7 sociétés voient le jour, indépendantes les unes des autres mais toutes contrôlées par l'Etat (les trois chaînes de télévision, les archives, la radio, la production et la diffusion). On a parlé un instant de chaîne privée, mais le projet n'a pas abouti.
Signe des temps, deux jours auparavant, soit le 4 janvier 1975, Jacqueline HUET faisait ses adieux de speakerine.
La réforme de 1975 a accouché dans la douleur. Inspirée par VGE et par son Premier ministre de l'époque Jacques Chirac, elle s'est heurté à l'hostilité d'une majorité du personnel de l'ORTF, craignant de voir son statut fragilisé, et l'automne 1974 sera secoué de grèves très dures.
Ce blog sera consacré à l'étude des programmes couvrant ces deux périodes, notamment à quelques émissions phares, telles : LA UNE EST A VOUS, LA SEQUENCE DU SPECTATEUR, LES RENDEZ VOUS DU DIMANCHE, LES VISITEURS DU MERCREDI, LE PETIT RAPPORTEUR, HISTOIRES SANS PAROLE et des séries de l'époque (Qui se souvient d'ARPAD LE TZIGANE, LA PORTEUSE DE PAIN ou encore MAURIN DES MAURES, NOELLE AUX QUATRE VENTS ou LE SECRET DES FLAMANDS ? )
Je compte sur vous pour alimenter ce blog de vos précisions, souvenirs, commentaires.
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