27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 06:39
LE PAIN PERDU

Téléfilm de 90 minutes

Diffusion : mercredi 30 mars 1977 à 20h30 sur TF1

D'après le roman de Pierre PELOT

Réalisation de Pierre CARDINAL

Musique de Jacques LOUSSIER

Cascades réglées par Claude CARLIEZ

Distribution :

Alain CLAESSENS (Luc Carmaux)

Jacob WEISBLUTH (Patte-folle)

Edmond BEAUCHAMP (Le père Millot)

Germaine DELBAT (La mère Millot)

Michel BERREUR (Jean-Marie Millot)

Gérard MOISAN (Daniel Millot)

Roland NEUNREUTHER (Stéphane Millot)

Alain SAUGOUT (Luc Millot)

Bernard BIREAUD (Malik)

Edith BOILLOT (Huguette Mélin)

Christophe BOURQUARD (David Mélin)

Delphine BEHRA (Delphine Mélin)

Bernard TARDIFF (Bernard Parpy)

Catherine CARPENTIER (Marie-France Parpy)

Claude BEAUTHEAC (Largière)

Julien VERDIER (le Père Buleau)

Dominique BONY (un gendarme)

Roland TRAVERS (un gendarme)

Joseph GARCIA (Manolo)

Daniel PASCALINI (le jeune ouvrier)

et la participation des habitants de Saint-Maurice-sur-Moselle (Vosges)

Thème : après avoir purgé 10 ans de prison pour avoir tué un homme, Pierre Millot, lors d'une rixe, Lou Carmaux revient dans le village où il a passé son enfance et son adolescence. Il retrouve sa maison laissée à l'abandon depuis la mort de sa mère. Il s'y installe. Mais tous les parents de l'homme qu'il a tué, une famille de paysans, n'ont pas oublié et sont bien décidés à se venger. 

Commentaires : cette histoire de vendetta campagnarde, inspirée du roman de Pierre PELOT, se déroule dans une sorte d'atmosphère de western. L'histoire traîne un peu long en longueur et a un peu de mal à accrocher le téléspectateur. 

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 07:12
IRLANDE FRANCE 77 : LA BALLADE IRLANDAISE

Diffusion : samedi 19 mars 1977 à 15h50, simultanément sur TF1 avec des commentaires de Georges de CAUNES et Ken KENNEDY et sur ANTENNE 2 avec des commentaires de Roger COUDERC et Pierre ALBALADEJO

Commentaires : pour cette dernière levée du grand chelem, les Français qui s'attendaient à un match difficile, vont être pris à la gorge par une équipe irlandaise déchaînée, désireuse de sauver un tournoi jusqu'alors assez moyen. La 1ère mi-temps est tout à l'avantage du 15 irlandais, qui mène à la pause 6-3. Mais plus que le score finalement assez étriqué, c'est la manière qui frappe les esprits. Les Irlandais dominent dans presque toutes les phases de jeu et notamment les phases de conquête. Leur engagement est tel que les blessures françaises se succèdent : SANGALLI a la tête ouverte et PAPAREMBORDE une arcade éclatée. Mais, comme FOUROUX contre l'Ecosse ils refusent de quitter le terrain. On rappellera que PACO avait refusé quant à lui de se faire opérer de l'appendicte pour ne pas louper ce dernier match du tournoi. 

Le réveil français survient en 2ème mi-temps. Et il commence par un loupé. A la 49ème minute, ROMEU manque un coup de pied à suivre. Il est tellement raté qu'il est repris non par les Irlandais mais par AVEROUS. Celui-ci résiste à un placage pour servir SANGALLI qui prend tout le rideau défensif irlandais à contrepied AGUIRRE reprend le cuir, oblique vers le centre, passe à PACO qui, après un relais rageur, sert BASTIAT qui, au terme de que ce que la légende appellera une "longue course de girafe", marque l'essai. Le ressort irlandais est brisé. Les placages se font moins virulents, il y a moins de coups de poings dans les recoupements et, pour ainsi dire, plus aucun joueur français n'est frappé à terre. C'est dire que les Irlandais n'ont plus le moral...

Après qu'une dernière pénalité d'AGUIRRE ait porté le score à 15-6, le Quinze de France remporte ainsi le 2ème grand chelem de son histoire. Peut-être un des plus extraordinaires. D'abord parce que les Français n'ont encaissé aucun essai pendant tout le tournoi. Ensuite et surtout parce que sont les 15 mêmes joueurs qui ont joué tous les matchs. Un exploit unique dans l'histoire du rugby et qui ne se renouvellera jamais. Ces quinze joueurs ne joueront plus jamais ensemble pour la France pour le Tournoi, mais ils se retrouveront régulièrement dans le cadre des Barbarians français pour perpétuer la légende. 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 08:20
LES LETTRES VOLEES

Feuilleton de 25 épisodes de 15 minutes

Diffusion : du lundi au vendredi, à 19h00, sur TF1, à partir du lundi 21 mars 1977

Scénario, adaptation et dialogues de Christine CARREL et Jean PATRICK

Réalisation de Pierre GOUTAS

Musique de Serge PRISSET

Distribution :

Christian BARBIER (Etienne Voirot)

Jean VIGNY (Joseph Berly)

Jean-Pierre BAGOT (Gaston Lurin)

Guy BARBIER (Gilbert Filly)

Bernard CHARLAN (Marcel Boden)

Catherine CHAUVIERE (Jacqueline Voirot)

Max HEINZELMANN (Henri)

Christine KUGLER (Lucette)

Françoise LEFEVRE (Denise Lurin)

Dominique MINOT (Hélène Olincourt)

Jean SAGOLS (Paul Souvignac)

Irène VIDY (Louise Voirot)

Isabelle VILLARS (Jeanne Filly)

Fred PERSONNE (Jean Rimari)

André GELY (l'inspecteur des PTT)

Thème : à Bonfort-les-Combes, deux enfants du pays, Gilbert Filly et Jacqueline Voirot, vont se marier. Ils doivent s'installer dans la maison des Fougères dès qu'Etienne Voirot l'aura remise en état. Dans le grenier, il découvre des centaines de lettres. Après avoir consulté son épouse, il décide de porter les lettres au maire. Mais il conserve une lettre de dénonciation d'un passeur sous l'Occupation, pour tenter de découvrir l'auteur de la lettre. De son côté le maire remet les lettres aux services de la Poste qui les distribuent, provoquant des réactions diverses. Vont ainsi se dénouer une affaire d'adultère, une histoire d'amour, une trahison, une injustice...

Commentaires : ce feuilleton est inspiré d'une histoire vraie survenue pendant la dernière guerre dans le Jura : un facteur détournait le courrier des habitants de plusieurs hameaux pour en prélever les mandats. Quand une enquête fut ouverte, il prit peur et se pendit en 1942. Trente ans plus tard, suite à des travaux, quelqu'un découvrit, cachées dans une soupente,  les lettres volées et les remit à la Poste qui décida, au nom du principe que toute lettre est propriétaire de son destinataire, de les distribuer de sorte que, trente ans après, certains eurent la surprise de recevoir des lettres affranchies avec des timbres à l'effigie du maréchal Pétain. D'autres reçurent des lettres d'amour et des retraités des offres d'emploi. des enfants reçurent des factures destinées à leur père ou des félicitations pour leur propre naissance. Le feuilleton suit cette trame assez fidèlement, les auteurs ayant rencontré sur place les personnages réels mais les lieux ont été modifiés. L'interprétation est de qualité, dominée par Christian BARBIER qui joue, pour la première fois, avec son fils Guy BARBIER qui, dans le feuilleton, interprète son gendre. 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 06:45
FRANCE ECOSSE 77 : LES MARAUDEURS ATTAQUENT

Diffusion : samedi 5 mars 1977 à 14h55 simultanément sur TF1 avec des commentaires de Georges de CAUNES et Kerr PANDORAH et sur ANTENNE 2 avec des commentaires de Roger COUDERC et Pierre ALBALADEJO

Réalisation d'HEnri CARRIER et Gérard VAN DER GUCHT

Commentaires : après leur match un peu timide contre les Anglais, les arrières français avaient promis de prendre leur revanche contre les Ecossais. Mais, avant de lancer la cavalerie, le match de l'année précédente en Ecosse avait laissé des traces et il y avait quelques comptes à régler. C'est ainsi que dès la 1ère minute, se souvenant de son passé de boxeur, CHOLLEY décochait un direct du droit contre le numéro 8 écossais MAC DONALD, il est vrai hors jeu. A la 15éme minute, il envoyait au tapis le trois quart RENWICK qui avait le malheur de passer par là et à la 39ème minute, d"une manchette terrible, il assommait littéralement l'ouvreur WILSON. L'arbitre, jusqu'alors impassible, cette fois, l'avertissait. De leur côté, les Ecossais n'était pas en reste et FOUROUX était victime dune véritable agression. Alors que Richard ASTRE, son rival de toujours, s'apprêtait à le remplacer, FOUROUX décidait de rester sur le terrain, se contentant de bourrer son nez de coton. Ce n'état pas une fracture ouverte du nez qu'il allait empêcher le petit Caporal de mener ses troupes à l'assaut!

Ces quelques chamailleries réglées, les Français se décidaient donc à attaquer. Il y avait eu certes cet essai de PACO dès la 17ème minute répondant à une pénalité de l'arrière IRVINE (12ème minute) sur mêlée enfoncée, une spécialité française), mais c'est en seconde mi-temps que la cavalerie allait donner toute sa mesure. A la 45ème minute, BASTIAT et ROMEU volleyaient deux passes pour démarquer BERTRANNE et HARIZE qui marquait un bel essai. A la 71ème minute, ROMEU perçait à l'intérieur et servait AGUIRRE qui fixait pour envoyer BERTRANNE à l'essai. Enfin, à la 78ème minute, BASTIAT étouffait l'ouvreur écossais WILSON et le poussait vers son en but. PAPAREMBORDE, PALMIE et RIVES venaient en soutien. Les Français récupéraient le ballon et, à la sortie du regroupement, PAPAREMBORDE était projeté dans l'en but écossais. 

Au final, la France l'emporte sur l'Ecosse 23 à 3, et déjà les regards se tournent vers l'Irlande pour la dernière levée du Grand match, le 2ème de l'histoire du rugby français après celui de 1968. Les Français s'attendent à un match très difficile en Irlande, mais ils sont loin d'imaginer le sort qui va leur être réservé par ces diables d'Irlandais transcendés par le fighting spirit...

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 07:55
FACHODA, LA MISSION MARCHAND

 

Feuilleton de 6 épisodes de 60 minutes

Première diffusion : de mars à avril 1977, le vendredi à 20h30 sur ANTENNE 2

Il est à noter que le sixième et dernier épisode a été diffiusé le mardi 5 avril 1977 dans le cadre de l'émission d'Armand JAMMOT LES DOSSIERS DE L'ECRAN. il était suivi d'un débat sur la colonisation de l'Afrique. 

Réalisation de Roger KAHANE

Scénario de Georges Patrick SALVY-GUIDE

Dialogues de François-Marie BANIER

Musique de Didier VASSEUR

Distribution :

Robert ETCHEVERRY (Marchand)

Serge MARTINA (Baratier)

Max VIALLE (Germain)

Patrick FLOERSCHELM (Mangin)

Michel DUCHEZEAU (Simon)

Daniel BRETON (Largeau)

Alain DAVID (Ménard)

Guy MAIRESSE (Victor)

CLEMENT-THIERRY (Docteur Emily)

Massamba M'BOUP (Tar)

Boubacar GUIRRO (le sergent Ousmane)

Belly SY (Kim)

Jean DAVY (le Président du conseil)

Raoul GUILLET (le ministre des colonies)

David HAINES (Churchill)

Alan SCOTT (Lord Kitchener)

André DUMAS (un ministre)

Armand MESTRAL (Chautemps)

Raymond DANJOU (Hanotaux)

Jean-Pierre BERNARD (Brazza)

Georges BERTHOMIEU (le commandant)

Addulaye DIOP senior (le roi Roger)

ESMERALDA (la danseuse)

Marcel CHARVEY (l'amiral)

Francis TERZIAN (le quartier-maître)

Jean LANIER (le général Archinard)

Et

Jacques CIRON

Thème : à la fin du XIXième siècle, le commandant Marchand et ses compagnons traversent l’Afrique du Congo au Nil et, après bien des péripéties, occupent victorieusement Fachoda, au Soudan, sur le Nil blanc, devançant sur le fil une expédition anglaise. Mais la perfide Albion veille et, à la suite de manoeuvres diplomatiques, Marchand et ses hommes devront céder le fortin aux troupes anglaises.

Commentaires : cette épopée un peu cocardière est portée par la fougue de Robert ETCHEVERRY, sanglé dans son uniforme blanc et son sens aigu du devoir. Il s'oppose au lieutenant Mangin, débraillé et indiscipliné, interprété par Patrick FLOERSCHEIM. La photographie est superbe (le feuilleton a été tourné au Sénégal et dans le désert de Mauritanie) et le rythme des épisodes est assez soutenu. Il est à noter que l’Office de Radio et de télévision du Sénégal (ORTS) a été étroitement associé à l’entreprise, fournissant du matériel et des techniciens, et le gouvernement sénégalais, sur instruction du Premier ministre, a bien voulu prêter 500 tirailleurs avec armes et bagages pour la figuration, ce qui pour une fois donne des scènes de bataille assez crédibles. C'est au total un bon feuilleton populaire, qui prend parfois des allures de western. Le dernier épisode, centré sur les rivalités politiques entre la France et la Grande-Bretagne, est tout-à-fait passionnant. 

L'un des morceaux de bravoure du feuilleton voit le vapeur Faidherbe porté à travers le désert  à bout de bras par les tirailleurs sénégalais en chéchia rouge tandis que Marchand et ses hommes festoient joyeusement à bord. Une image saisissante qui vaut sans doute toutes les leçons d'histoire.

 

     

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 06:22
RENDEZ-VOUS EN NOIR

 

Feuilleton de 6 épisodes de 50 minutes

Première diffusion : le jeudi à 20h30 sur TF1, à partir du jeudi 24 février 1977

Réalisation de Claude GRINBERG

Adaptation et dialogues d'André VAR, d’après le roman de William IRISH

Musique de Stéphane VILAR

Distribution :

Didier HAUDEPIN (Jean Morin)

Jean-Pierre AUMONT (Garisset)

Daniel AUTEUIL (l’inspecteur Camaret)

Nicole DESSAILLY (la patronne de café)

Jean MARTIN (le commissaire)

Gabriel CATTAND (Pierre Véron)

Catherine CHAUVIERE (Gilberte)

André FALCON (Lucien Trincant)

Pierre DANNY (l’inspecteur Pascal)

Christine PASCAL (la fiancée)

Anouk FERJAK (Martine Jourdan)

Pascale AUDRET (Florence Trincant)

Jeane MANSON (Rusty)

Christine LAURENT (Charlotte)

Laurent MALET (Alex)

Muriel CATALA (Madeline)

Steve GADLER (Buck Paige)

Georges RIQUIER (Henri Darnand)

Madeleine BOUCHEZ (la vieille dame)

et

Paulette DUBOST

Jackie SARDOU

Thème : Jean Morin poursuit d’une vengeance implacable les cinq passagers d’un avion de tourisme responsables de la mort de sa fiancée. Chaque 31 mai, il commet un meurtre, ce qui attire bientôt l'attention de l'inspecteur Camaret. Quatre personnes sont ainsi victimes du vengeur. Il ne reste qu'une dernière personne, une jeune aveugle, que l'inspecteur va tenter de protéger. 

Commentaires : Claude GRINBERG à qui on doit aussi LES COMPAGNONS D’ELEUSIS signe ici un très honnête feuilleton policier qui voit les débuts remarqués à la télévision d’un certain Daniel AUTEUIL en inspecteur de police genre COLUMBO.  L'intrigue rappelle celle du film de F. TRUFFAUT " La mariée était en noir ", tiré d'un autre roman de William IRISH. 

A notre connaissance la série n’est pas disponible en VHS ou DVD.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 07:24
LA NUIT DES CESARS 1977

Diffusion : samedi 19 février 1977, à 20h30, sur ANTENNE 2, en direct de la salle Pleyel

Emission proposée par Georges CRAVENNE

Commentaires de Pierre TCHERNIA

Réalisation de François CHATEL

Jean YANNE, Michel PICCOLI et Peter USTINOV, maîtres de cérémonie

Commentaires : cette 2ème cérémonie des Césars est présidée par Lino VENTURA, qui succède à Jean GABIN à qui il rend hommage. 

Le César du meilleur film est attribué à MR KLEIN de Joseph LOSEY qui obtient aussi le césar du meilleur réalisateur. Celui du meilleur acteur va à Michel GALABRU pour LE JUGE ET L'ASSASSIN de Bertrand TAVERNIER. Ce dernier qui bat dans sa catégorie Alain DELON, Gérard DEPARDIEU et Patrick DEWAERE, reçoit sa récompense sans dire un mot, trop bouleversé pour parler. Le César de la meilleure actrice est attribué à Annie GIRARDOT pour DOCTEUR FRANCOISE GAILLARD de Jean-Louis BERTUCELLI. Elle est préférée à Isabelle ADJANI, MIOU-MIOU et Romy SCHNEIDER. Claude BRASSEUR remporte le César du meilleur acteur dans un second rôle pour UN ELEPHANT CA TROMPE ENORMEMENT d'Yves ROBERT et Marie-France PISIER celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour BAROCCO d'André TECHINE. C'est NOUS NOUS SOMMES TANT AIMES d'Ettore SCOLA qui remporte le César du meilleur film étranger, devant BARRY LINDON de Stanley KUBRICK, CRIA CUERVOS de Carlos SAURA et VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU de Milos FORMAN. Un César d'honneur est remis à Jacques TATI et un hommage est rendu à Henri LANGLOIS de la Cinémathèque.

Comme on le voit, c'est un palmarès assez étincelant, avec alors de véritables stars et des films devenus cultes.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 15:00
ANGLETERRE FRANCE 77 : LOIN DE LA FOULE DECHAINEE

Diffusion : samedi 19 février 1977 à 15h50 simultanément sur TF1 avec des commentaires de Georges de CAUNES et David FROST et sur ANTENNE 2 avec des commentaires de Roger COUDERC et Pierre ALBALADEJO

Commentaires : la victoire de la France contre le Pays de Galles a déclenché outre-manche une véritable campagne de presse. Les Français sont présentés comme des brutes épaisses et comme des tricheurs. On parle de la horde sauvage. Tout Twickenham attend de pied ferme cette équipe de France d'autant que les Anglais ont gagné leurs deux premiers matchs (26-6 face à l'Ecosse et 4 à 0 face aux Irlandais à Dublin) et semblent avoir une équipe capable de jouer les premiers rôles après des années de disette.

Aussi quand les Français pénètrent dans le temple du rugby, c'est une véritable bronca qui s'élève des tribunes. Ils sont accueillis par des insultes, des menaces et des crachats. Pas une mêlée ne va ensuite se dérouler sans que la foule ne hurle. Sur chaque action, les Français vont être hués et sifflés. Quant à l'arbitre, dûment chapitré, il ne sanctionne que les fautes françaises. Sur le plan sportif, les deux équipes se quittent à la mi-temps sur un score nul de 0-0 malgré un engagement féroce de part et d'autre. Tout se débloque en 2ème mi-temps. Les Français marquent un essai à la 48ème par SANGALLI, essai peut-être attaché d'un en avant, que ROMEU ne transforme pas. Les Anglais répliquent par une pénalité de l'arrière HIGNELL à la 58éme. Commence alors pour l'arrière anglais un véritable calvaire : il rate toutes ses pénalités, bien placées, mal placées, à droite, à gauche, de loin, face au poteau. Rien ne passe comme si une malédiction s'acharnait sur lui. Au total il va manquer au moins 6 pénalités très faciles.

A la 80ème minute, le score est toujours de 4-3 pour la France. M; KELLEHER,l'arbitre gallois, prend une décision étrange. Il décide de ne plus regarder sa montre. Et il accorde pénalité sur pénalité aux Anglais. Ceux-ci, ayant compris que leur buteur ne passerait rien, tentent de passer en force. Emmenés par le légendaire Bill BEAUMONT, les UTLLEY, HORTON, BURTON s'en donnent à coeur joie et pilonnent la ligne française. Mais les Français défendent avec un acharnement inouï. Les minutes s'égrènent. Les Anglais ne cessent d'attaquer, mais leurs vagues se brisent sur la ligne française. L'arbitre ne veut toujours pas regarder sa montre. Comme des taureaux furieux, les Anglais se ruent à l'assaut. Les Français, dos à la ligne, résistent. 5 minutes d'arrêt de jeu. La foule anglaise de déchaîne. England! England! Les joueurs anglais continuent leurs attaques. En face, c'est Verdun. La défense française atteint le tragique, touche au sublime. Tout le monde s'y met : PACO étouffe SMITH, AVEROUS reprend HIGNELL qui filait à l'essai. BASTIAT sauve les meubles en bottant en touche. AGUIRRE s'offre en sacrifice sur une chandelle à un mètre de la ligne. 7 minutes d'arrêt de jeu. Après une dernière récupération de RIVES, l'arbitre regarde sa montre. Enfin. Il a compris que les Anglais ne passeront jamais. La rage au coeur, il siffle la fin du match. La France l'emporte 4-3. Sous les huées, les insultes et les crachats de Twickenham, les Français lèvent les bras au ciel.

Cette victoire, obtenue dans des conditions dantesques, va recevoir un pâle écho dans la presse sportive française. On fait la fine bouche devant cette magnifique victoire. Un journaliste se hasarde même à ce jeu de mots approximatif : " 4-3, mais pas de 3/4". On reproche aux Français de ne pas avoir d'attaque, oubliant que le seul essai marqué l'a été par les lignes arrières. Alors, contre l'Ecosse qui s'annonce à Paris comme prochain adversaire des Bleus, les arrières sont bien décidés à prendre leur revanche...

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 07:54
L'ANCRE DE MISERICORDE

Téléfilm de 90 minutes

Diffusion : mercredi 9 février 1977 à 20H30 sur TF1

Adaptation de Francis LACASSIN et Bernard D'ABRIGEON

D'après le roman de Pierre MAC ORLAN

Réalisation de Bernard D'ABRIGEON

Musique d'Alan STIWELL

Distribution :

Pascal SELLIER (P'tit Morgat)

Paul LE PERSON (Le Père Morgat)

Myriam BOYER (Manon)

Jacques DENIS (Jean de la Sorgue)

Françoise BERTIN (Marianne)

Roger JACQUET (M. Burns, chirurgien de marine)

Stéphane PROUST (le mousse du Lys)

Daniel BERNARD (La Framboise) 

Pierre CALVEZ (le 2ème forçat)

Michel ORSINI (le 3ème forçat)

Jacques FORTUNAS (Kilvinec)

Mag AVRIL (Mme Lemeur)

Jean-Gabriel NORDMANN (Nicolas)

Yves ELLIOT (Poder)

Pierre RISCH (Dacé)

Georges ADET (M. De Pinville, le receveur des douanes)

Roger IBANEZ(Pillawer)

Gilbert ROIMARMIER (le brigadier)

Michel ANDERSON (La Pervenche)

Armand BABEl (Guénolé)

Pierre CHARRAS (le garde-côte)

Jean-Claude FAL (le grêlé)

Thème : A Brest, au XVIIIème siècle, Yves-Marie Morgat, dit P'tit Morgat, est un garçon de 13 ans que son père destine à l'école d'artillerie de Metz pour en faire un officier du roi. Mais le jeune garçon se lie d'amitié avec un forçat en liberté surveillée, Jean de la Sorgue, qui a été envoyé au bagne pour les crimes d'un autre, le Petit Radet. P'tit Morgat va accepter d'aider Jean de la Sorgue à trouver Petit Radet pour le confondre et prouver son innocence. 

Commentaires : ce beau livre d'image dont l'atmosphère rappelle celle des CONTREBANDIERS DE MOONFLEET de Fritz LANG, voire celle de l'ILE AU TRESOR, glisse lentement mais sûrement sur la pente du rêve. Tourné en Bretagne, notamment dans les petites criques de la côte, ce téléfilm est une invitation au voyage autant qu'une réflexion sur le remords et la culpabilité.

Il est à noter que la figure de proue du trois mâts reconstitué pour le tournage a été exposée au Musée de La Marine de Lorient.

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:51
FRANCE GALLES 77 : LA HORDE SAUVAGE

Diffusion : samedi 5 février 1977 à 14h50, simultanément sur TF1 avec des commentaires de Georges de CAUNES et Roy BISH et sur ANTENNE 2 avec des commentaires de Roger COUDERC et PIerre ALBALADEJO

Réalisation d'Henri CARRIER et Gérard VAN DER GUCHT

Commentaires : tout part de la 1ère minute du match. Les huits joueurs du pack français, PACO, PAPARAMBORDE, CHOLLEY, PALMIE, IMBERNON, RIVES, BASTIAT et SKRELA se ruent sur les Gallois comme des affamés. PACO avouera plus tard : " Je suis entré sur le terrain avec l'envie de tuer quelqu'un". Sur le formidable impact, les huit avants gallois reculent de dix mètres. Un mythe vient de naître : celui de la horde sauvage.  Quelques minutes plus tard, la 1ère mélée confirme l'impression. Les Gallois sont emportés, broyés, concassés. Eux qui dominent le Tournoi depuis 5 ans ont compris : en force brute, ils ne peuvent rien faire contre les Français. Alors ils vont tout tenter pour contourner cette puissance. Grâce à la magie de leurs lignes arrières emmenées par des joueurs au talent immense comme les DAVIES, FENWICK, cette charnière de rêve P. BENNETT et Gareth EDWARDS ou encore les frères WILLIAMS, JJ et JPR, respectivement arrière et ailier, ils vont attaquer de toute part, relancer tous les maigres ballons qui leur restent et ils vont faire passer des frissons aux spectateurs français. Certains journalistes sportifs vont comparer les Français à des camions et les Gallois à des Formule 1. Pendant une mi-temps les forces en présence s'équilibrent. Le score à la mi-temps est de 3-3 : une pénalité de ROMEU (39ème minute) ayant répondu à une pénalité de FENWICK (33ème). 

Tout bascule en 2ème mi-temps. A la 51ème minute, alors que les Gallois mènent au score grâce à une nouvelle pénalité de FENWICK, une première fois, les Français bousculent les Gallois en mêlée. La mêlée est à refaire et la 2ème fois est la bonne, le pack gallois est enfoncé et SKRELA est propulsé dans l'en-but par ses 7 camarades. Quatre minutes plus tard, ce sont cette fois les trois quarts français qui se mettent en exergue. Bien lancés par AGUIRRE, puis FOUROUX, ils se déploient jusqu'à HARIZE qui marque l'essai en coin. Après une nouvelle pénalité de FENWICK, une pénalité de ROMEU vient sceller défintivement le score en faveur des Français à la 80ème minute. 

La France l'emporte donc 16-9. C'est une victoire immense sur les Gallois, grands favoris du tournoi et auteurs d'un grand chelem en 1976. Pourtant, dès ce 1er match, les critiques ne manquent pas. Beaucoup déplorent la pauvreté du jeu d'attaque français. Les plus virulents sont les médias britanniques, qui se déchainent contre les Français. Ce n'est pas de bon augure, alors que se profile un fameux ANGLETERRE-FRANCE à Twickenham... 

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VOS MADELEINES DE PROUST

     

TELE 75 – LE LIVRE

Retrouvez les feuilletons et émissions de la télévision française de l’année 1975.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Découvrez ou redécouvrez : APOSTROPHES, JO GAILLARD, SAMEDI EST A VOUS, LE PETIT RAPPORTEUR, L'HOMME SANS VISAGE, THALASSA, SALVATOR ET LES MOHICANS DE PARIS, LES COMPAGNONS D'ELEUSIS, SPLENDEURS ET MISERES DES COURTISANES,STADE2, MICHEL STROGOFF, et d'autres émissions et séries.

Les émissions et feuilletons retenus sont classés par mois, de janvier à décembre.

En exclusivité, des BREVES pour chaque mois.

Couverture souple – 192 pages - Prix : 12 euros

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Toujours disponible sur AMAZON et LULU.COM l'ouvrage consacré à l'année 1974.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Celui consacré à l'année 1972 :

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et celui consacré à l'année 1970 :

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