TELEVISION FRANCAISE DES ANNEES 70
Série de deux épisodes de 90 minutes
Première diffusion : premier épisode le 29 janvier 1972 et deuxième épisode le 19 février 1972 à 20h30, sur la 1ère chaîne de l'ORTF
Réalisation : François CHATEL (premier épisode), Pierre NEEL (deuxième épisode)
Scénario : André MICHEL et Louis ROGNONI (premier épisode), Stefan WUL (deuxième épisode)
Adaptation et dialogues : Louis ROGNONI
Décors de Michel JANIAUD
Distribution :
Armand ABPLANALP (Mycènes)
Dominique LEVERD (Théo)
Catherine CIRIEZ (Ariane)
Frédéric LAMBRE (Jules)
Jean COSTE (le cafetier)
Sophie SAM (Maria)
Gérard DOURNEL (Pasquale)
Jacques HILLING (Doc)
Bernard FATACKI (Gus)
Jean LUISI (Jerry)
Catherine SERRE (Sylvia)
Jacques HEBERT (Marcel)
Jean-Pierre RENAULT (le garagiste)
Premier épisode : LA PLANETE FERMEE
Deuxième épisode : LA PISTE SANS ETOILES
Thème : cette mini-série décrit les pérégrinations sur Terre d'un robot immortel, venu d'une autre planète (ou du futur?), qui ne demande qu'à être aimé. Mais les hommes, dans leur égoïsme et leur folie, sont-ils capables d'aimer quelqu'un d'aussi étrange et d'aussi différent que ce robot drapé dans sa grande cape, qui fredonne BRASSENS, cite APOLLINAIRE et est passionné par l'anti-matière?
Commentaires : écrite notamment par le grand écrivain de science-fiction, Stefan WUL (l'auteur de OMS EN SERIE qui a inspiré le dessin animé LA PLANETE SAUVAGE, de l'ORPHELIN DE PERDIDE qui a inspiré LES MAITRES DU TEMPS, ainsi que de NIOURK, et de qui est sans doute son chef d'oeuvre NOO), cette série n'eut malheureusement que deux épisodes alors que 13 avaient été prévus initialement. Très audacieuse pour l'époque, elle manquait toutefois cruellement de moyens. Surtout elle déconcerta les téléspectateurs et même les critiques, plutôt habitués aux feuilletons historiques ou aux histoires policières. Il faut dire que le rythme des épisodes était plutôt lent, presque hypnotique, et que l'interprétation manquait parfois de conviction, surtout dans les rôles secondaires. Il n'en reste pas moins que cette tentative originale mérite d'être saluée. Elle prouve en tout cas que la télévision française des années 1970 avait tenté d'explorer des voies un peu nouvelles.
Cette mini-série a été rediffusée récemment sur la chaîne CINE FX. Les 2 épisodes peuvent être achetés ou téléchargés sur le site de l'INA (www.ina.fr)
dommage qu'il n'y ait pas de vidéo disponible sur la série.
2 épisodes, et plus rien.
Voici mes souvenires de ces deux épisodes :
épisode 1.
une jeune homme voyage en2cv, et s'arrête dans un café. On entend la "chanson pour l'auvergnat" de Brassens.Le jeune homme demande son chemin? un routier rentre dans le café, s'approche du juke box et choisit un morceau d'orgue d'église aux accords très prenants. Il ya plusieurs plan fixes du routier qui semblent beaucoup apprécier cette musique pourtant angoissante.
Le jeune homme poursuit sa route, bientot barrée par une lumière aveuglante. Y pénètre t'il ? il se retrouve dans un espace aux pièces toutes blanches, sans décor ni meuble, peuplé de créatures humanoides entièrement bandées, comme des momies. Je me souviens d'un analogie aux fourmis. Le jeune homme n'est pas libre de ses mouvements, les momies lui barrant le chemin si il tente de s'approcher de ce qu'il pende être la sortie de ce lieu.
Le jeune homme semble prisonnier de cet univers, jusqu'à sa rencontre avec Mycenes le robot.
Après plusieurs conversations, le jeune homme et Mycenes décident de quitter cet univers. Ils s'évadent, en arrachant une sorte d'antenne qui dépasse de l'avant bras des momies, celles ci tombent inanimées. Mycènes et le jeune homme se retrouvent ensuite près de la 2cv, et s'en vont.
2 épisodes, et plus rien
Voici mes souvenirs de ces deux épisodes :
épisode 2
Le jeune homme de l'épisode 1 et Mycènes se sépare.
Mycènes doit travailler pour avoir des papiers d'identité.
Il essaye de se faire embaucher dans un cirque. Le patron du cirque, la soixantaine plutot maigre, plutot petit, lui demande ce qu'il sait faire. Mycenes lève son bras vers le ciel, en un lent arc de cercle, et disparait dans un 'nuage d'étoiles' ( je ne me souviens plus du trucage, mais ça ne devait pas être terrible). Le vieux n'en revient pas, embauche Mycenes, et se pose la question : Quel nom lui donner, et comment faire de la publicité pour ce numéro en or ?
le vieux déclare tout d'un coup : " mais la voila l'idée, l'idée comme on en a une par siècle ! on va t'appeler Mycenes le robot ! '
Et le cirque part en tournée, avec Mycenes en vedette, et petit à petit attire les foules avec ce numéro extaordinaire de disparition.
Je ne sais plus comment, Mycenes se fait arrêter. il est enfermé dans une cellule, avec en face de celle ci un bureau en bois.
derrière le bureau est assis un gendarme qui écrit.
Mycennes se concentre sur le gendarme. Celui ci se gratte la tête plusieurs fois, comme si quelque chose le démangeait, puis, n'y tenant plus , se lève et sort de la pièce. Mycenes fait alors glisser par télékinésie les clés de la cellule restée sur le bureau. Il les prend, ouvre la cellule et rejoint le cirque.
Quand Mycenes a réuni suffisament d'argent, il annonce au vieux patron du cirque qu'il s'en va, qu'il a assez d'argent pour acheter des papiers.
le vieux proteste ' mais il fallait le dire, si c'était pour ça'
rien n'y fait, Mycenes s'en va.
J'aurais bien aimé revoir les épisodes car j'étais tout petiot mais depuis je suis resté fan de fiction et de Brassens !
Bravos pour ce site
JM
Et bien moi aussi j'ai le souvenir d'une version avec Jean-Roger Caussimont, et même un souvenir qui me fait rechercher Mycènes le Robot depuis un certain temps.
Par contre il n'est pas dit que la mini-série ici présentée soit le remake et non l'orginal ; je me souviens l'avoir vu bien avant la sortie du Pink Floyd qui sert de fond musical...Donc je reste intéressé par la version avec Jean-Roger Caussimont, encore plus barré car il n'y avait quasiment pas de décor, et c'était bien plus étrange et poétique que tout !
C'est en 1972/ 1973 que ce téléfilm est passé à la tv.
J'ai toujours regretté de ne pas avoir pu voir le second épisode .Impossible de me tromper sur la date et c'était bien avec Jean Roger Caussimon.
.Apparemment il est possible d'acheter ce film à l'INA voir INA.fr