Téléfilm de 95 minutes
Première diffusion : samedi 24 juin 1972 à 20h30 sur la 1ière chaîne de l’ORTF
Réalisation : Jacques ERTAUD
Adaptation et dialogues : Henry GRANGE, d’après le roman de Jean-Marc SOYEZ
Décors : Bernard PAGNIER
Distribution :
Paul LE PERSON (Alix Ravenelle)
Jeanne ALLARD (Thérèse)
Myriam BOYER (Maryse)
Pierre MIRAT (Manassier)
Marie-Hélène DASTE (La Thibaude)
Frédéric WITTA (Philippe)
Yvon SARRAY (Foyard)
Pierre GUEANT (Tirette)
Gérard DARRIEU (Justin Bélard)
Paulette FRANTZ (Maline)
Paul BISCIGLIA (Muratel)
Louise CHEVALIER (Miette)
Pierre DANNY (le facteur)
Pierre BASTIDE (le chauffeur de car)
Roger TRAPP (Pezou)
Claude RICHARD (Antoine Fenot)
Et la participation des habitants de Nasbinals (Lozère)
Thème : Dans un petit village du Massif central, bloqué par la neige, l’on recommence à parler de la légende de la tuile aux loups qui lorsqu’elle chantait autrefois annonçait les grands froids et l’arrivée de loups affamés dans le village. Or, cette nuit, la tuile s’est remise à chanter...
Commentaires : ce téléfilm qui n’est pas sans rappeler, par son atmosphère, les légendes de la Bête du Gévaudan ressuscite avec un certain bonheur l’antique peur du loup. Pour le tournage, des chiens de l’école de dressage de la police furent utilisés, notamment pour les gros plans, mais aussi de vrais loups de l’élevage que le marquis de Villeneuve possédait à Marvejols, capitale du Gévaudan, ce qui donne beaucoup d’authenticité à l’histoire. Il est à noter qu’un de ces loups qui devait être le loup vedette s’enfuit et fut abattu par les gendarmes au terme d’une longue battue. Pour les scènes finales, il remplaça le loup empaillé et très usagé prévu initialement, jouant ainsi son propre rôle jusque dans la mort.
A notre connaissance, le téléfilm n’est pas disponible en VHS ou DVD.
La télévision française des années 70 comprend deux périodes bien distinctes :
- De 1970 à 1975, c'est encore le paysage classique de l'ORTF avec trois chaînes (crée le 31 décembre 1972, la 3ième chaîne se développait peu à peu pour couvrir tout le territoire), qui jouent la complémentarité et sont dirigées par un même président ;
- A partir de 1975, on entre dans la modernité. Le 6 janvier 1975, jour de l'épiphanie, voit en effet l'éclatement de l'ORTF, et la transformation des trois chaînes d'origine en trois chaînes indépendantes, TF1, ANTENNE 2 et FR3, ayant chacune son propre président, Jean Cazeneuve pour TF1, Marcel Julian pour ANTENNE 2 et Claude Contamine pour FR3. Au total 7 sociétés voient le jour, indépendantes les unes des autres mais toutes contrôlées par l'Etat (les trois chaînes de télévision, les archives, la radio, la production et la diffusion). On a parlé un instant de chaîne privée, mais le projet n'a pas abouti.
Signe des temps, deux jours auparavant, soit le 4 janvier 1975, Jacqueline HUET faisait ses adieux de speakerine.
La réforme de 1975 a accouché dans la douleur. Inspirée par VGE et par son Premier ministre de l'époque Jacques Chirac, elle s'est heurté à l'hostilité d'une majorité du personnel de l'ORTF, craignant de voir son statut fragilisé, et l'automne 1974 sera secoué de grèves très dures.
Ce blog sera consacré à l'étude des programmes couvrant ces deux périodes, notamment à quelques émissions phares, telles : LA UNE EST A VOUS, LA SEQUENCE DU SPECTATEUR, LES RENDEZ VOUS DU DIMANCHE, LES VISITEURS DU MERCREDI, LE PETIT RAPPORTEUR, HISTOIRES SANS PAROLE et des séries de l'époque (Qui se souvient d'ARPAD LE TZIGANE, LA PORTEUSE DE PAIN ou encore MAURIN DES MAURES, NOELLE AUX QUATRE VENTS ou LE SECRET DES FLAMANDS ? )
Je compte sur vous pour alimenter ce blog de vos précisions, souvenirs, commentaires.