
René DARY quitta ensuite le cinéma pour apprendre à lire et à écrire.
Parvenu à l'âge adulte, il fut un temps boxeur sous le pseudonyme de KID RENE. Champion de Provence poids plume, il perdit cependant son titre en se cassant la main et abandonna défivinitement le noble art. Il décida alors de revenir à ses premières amours et se tourna de nouveau vers le monde du spectacle.
Il joua d'abord dans l’opérette LES TROIS VALSES avec Yvonne PRINTEMPS et Pierre FRESNAY. Puis il retourna au cinéma et connut le succès avec LE REVOLTE (1938) où il jouait un matelot, CARREFOUR DES ENFANTS PERDUS (1943) et surtout TOUCHEZ PAS AU GRISBY (1953) où, dans le rôle de Riton, il donnait une belle réplique à Jean Gabin. Il tourna ensuite dans PECHE DE JEUNESSE (1958), LES RISQUES DU METIER (1967) avec Jacques BREL, L’HORIZON (1967) et GOTO, L’ILE DE L’AMOUR (1968).
A la télévision, où il vint sur le tard, comme beaucoup d’acteurs de sa génération, René DARY fut remarqué dans le rôle du Capitoul dans L’AFFAIRE CALAS (collection LA CAMERA EXPLORE LE TEMPS). Il joua également dans UN PARI DE MILLIARDAIRE (1963), LA BETE DU GEVAUDAN (Collection LE TRIBUNAL DE L’IMPOSSIBLE, 1967), LA RENCONTRE DE TRIANON (Collection LE TRIBUNAL DE L’IMPOSSIBLE, 1968), le feuilleton POT-BOUILLE (1972) où il interprétait le rôle de Bachelard, UNE AFFAIRE A SUIVRE (1974) et il fut également un remarquable PERE GRANDET. Il joua également dans 2 épisodes des CINQ DERNIERES MINUTES (période Raymond SOUPLEX) : ON A TUE LE MORT (1959) avec Judith MAGRE et LES ENFANTS DU FAUBOURG (1968) avec André VALMY.
Mais il fit surtout merveille dans le rôle du commissaire Ménardier dans BELPHEGOR (1965) où ses scènes avec la grande actrice SYLVIE alias lady Hodwin sont un régal. Il reprit ce même rôle de commissaire dans LES COMPAGNONS DE BAAL (1968).
René DARY s’éteignit le 6 octobre 1974, à l’âge de 69 ans. L’émission TEMOINS diffusée sur la 2ième chaîne de l’ORTF le 20 décembre 1974 ne manquait pas de rendre un bel hommage à cet acteur très attachant.
La télévision française des années 70 comprend deux périodes bien distinctes :
- De 1970 à 1975, c'est encore le paysage classique de l'ORTF avec trois chaînes (crée le 31 décembre 1972, la 3ième chaîne se développait peu à peu pour couvrir tout le territoire), qui jouent la complémentarité et sont dirigées par un même président ;
- A partir de 1975, on entre dans la modernité. Le 6 janvier 1975, jour de l'épiphanie, voit en effet l'éclatement de l'ORTF, et la transformation des trois chaînes d'origine en trois chaînes indépendantes, TF1, ANTENNE 2 et FR3, ayant chacune son propre président, Jean Cazeneuve pour TF1, Marcel Julian pour ANTENNE 2 et Claude Contamine pour FR3. Au total 7 sociétés voient le jour, indépendantes les unes des autres mais toutes contrôlées par l'Etat (les trois chaînes de télévision, les archives, la radio, la production et la diffusion). On a parlé un instant de chaîne privée, mais le projet n'a pas abouti.
Signe des temps, deux jours auparavant, soit le 4 janvier 1975, Jacqueline HUET faisait ses adieux de speakerine.
La réforme de 1975 a accouché dans la douleur. Inspirée par VGE et par son Premier ministre de l'époque Jacques Chirac, elle s'est heurté à l'hostilité d'une majorité du personnel de l'ORTF, craignant de voir son statut fragilisé, et l'automne 1974 sera secoué de grèves très dures.
Ce blog sera consacré à l'étude des programmes couvrant ces deux périodes, notamment à quelques émissions phares, telles : LA UNE EST A VOUS, LA SEQUENCE DU SPECTATEUR, LES RENDEZ VOUS DU DIMANCHE, LES VISITEURS DU MERCREDI, LE PETIT RAPPORTEUR, HISTOIRES SANS PAROLE et des séries de l'époque (Qui se souvient d'ARPAD LE TZIGANE, LA PORTEUSE DE PAIN ou encore MAURIN DES MAURES, NOELLE AUX QUATRE VENTS ou LE SECRET DES FLAMANDS ? )
Je compte sur vous pour alimenter ce blog de vos précisions, souvenirs, commentaires.
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