Feuilleton de 7 épisodes de 52 minutes
Coproduction franco-allemande
Première diffusion : 2ième chaîne de l'ORTF, de janvier à mars 1971
Réalisation : Gilles GRANGIER
Adaptation : Jacques SOMMET, d'après le roman de Sir Walter SCOTT
Dialogues : Pierre NIVOLLET
Musique : Georges GARVARENTZ
Chanson du générique : Jacqueline BOYER
Combats et cascades : Claude CARLIEZ
Distribution :
Amadeus AUGUST (Quentin Durward)
Marie-France BOYER (Isabelle de Croye)
Michel VITOLD (Louis XI)
Georges MARCHAL (Crèvecoeur)
Noël ROQUEVERT (Ludovic Lesly)
Philippe AVRON (Bertrand)
Clarisse DEUDON (Hameline de Croye)
Guy KERNER (Tristan L'Hermite)
André VALMY (Olivier le Daim)
Jacques MONOD (cardinal La Balue)
Robert PARTY (Campo-Basso)
Roger PIGAUT (Dunois)
Claire MAURIER (Marion)
William SABATIER (Charles le Téméraire)
Philippe CASTELLI (Trois Echelles)
André OUMANSKY(Heyradin)
Guy DELORME (officier de Liège)
Alexandre RIGNAULT (Le Président)
André VALTIER (Capitaine Cunningham)
Jean NERGAL (Guillaume de la Mark)
Denis LE GUILLOU (Erik de la Mark)
Denis SAVIGNAT (Duc d'Orléans)
Armand MEFFRE (Père Mac Lean)
Thème : histoire d'un gentilhomme écossais qui, après avoir fui son pays natal, met son épée au service du roi de France, le tortueux Louis XI. Il va se trouver mêlé aux luttes d'influence du roi de France et du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, mais il triomphera de toutes les épreuves et obtiendra la main d'Isabelle de Croyez, princesse de France.
Commentaires : c'est un des derniers grands feuilletons de cape et d'épée de l'ORTF, tant par le soin apporté à sa réalisation que par la qualité de l'interprétation, dominée par la prestation de Michel VITOLD en Louis XI et par Amadeus August qui, bien qu'allemand, faisait un parfait écossais. Les scènes d'action sont particulièrement réussies, de même que l'arrière-plan historique. Les décors sont superbes.
Il s'agit de la première réalisation pour la télévision de Gilles GRANGIER. L'arrivée la Nouvelle Vague au cinéma avait emmené certains réalisateurs à l'ancienne, comme Gilles GRANGIER, qui ne parvenaient plus à monter leurs films à se tourner vers la télévision où ils apportaient tout leur savoir-faire (voir en ce sens, Jacques Baudou et Jean-Jacques Schleret « Les feuilletons historiques de la télévision française », Editions Huitième Art, 1992). André HUNEBELLE suivra le même chemin avec le feuilleton JOSEPH BALSAMO (1973) de même que Bernard BORDERIE avec SALVATOR ET LES MOHICANS DE PARIS (1975), suite du feuilleton LES MOHICANS DE PARIS (1973), réalisé par Gilles GRANGIER. Comme on le voit, une histoire de famille.
QUENTIN DURWARD a été plusieurs fois rediffusé, en 1972 sur la 1ère chaîne de l'ORTF, puis en 1975 et 1980 sur TF1, et dernièrement sur la regrettée chaîne FESTIVAL. Il est sorti en VHS (LCJ Editions, 2000) et est également disponible en DVD (LCJ Editions, 2000, avec un bonus consacré aux adaptations de QUENTIN DURWARD au cinéma).
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La télévision française des années 70 comprend deux périodes bien distinctes :
- De 1970 à 1975, c'est encore le paysage classique de l'ORTF avec trois chaînes (crée le 31 décembre 1972, la 3ième chaîne se développait peu à peu pour couvrir tout le territoire), qui jouent la complémentarité et sont dirigées par un même président ;
- A partir de 1975, on entre dans la modernité. Le 6 janvier 1975, jour de l'épiphanie, voit en effet l'éclatement de l'ORTF, et la transformation des trois chaînes d'origine en trois chaînes indépendantes, TF1, ANTENNE 2 et FR3, ayant chacune son propre président, Jean Cazeneuve pour TF1, Marcel Julian pour ANTENNE 2 et Claude Contamine pour FR3. Au total 7 sociétés voient le jour, indépendantes les unes des autres mais toutes contrôlées par l'Etat (les trois chaînes de télévision, les archives, la radio, la production et la diffusion). On a parlé un instant de chaîne privée, mais le projet n'a pas abouti.
Signe des temps, deux jours auparavant, soit le 4 janvier 1975, Jacqueline HUET faisait ses adieux de speakerine.
La réforme de 1975 a accouché dans la douleur. Inspirée par VGE et par son Premier ministre de l'époque Jacques Chirac, elle s'est heurté à l'hostilité d'une majorité du personnel de l'ORTF, craignant de voir son statut fragilisé, et l'automne 1974 sera secoué de grèves très dures.
Ce blog sera consacré à l'étude des programmes couvrant ces deux périodes, notamment à quelques émissions phares, telles : LA UNE EST A VOUS, LA SEQUENCE DU SPECTATEUR, LES RENDEZ VOUS DU DIMANCHE, LES VISITEURS DU MERCREDI, LE PETIT RAPPORTEUR, HISTOIRES SANS PAROLE et des séries de l'époque (Qui se souvient d'ARPAD LE TZIGANE, LA PORTEUSE DE PAIN ou encore MAURIN DES MAURES, NOELLE AUX QUATRE VENTS ou LE SECRET DES FLAMANDS ? )
Je compte sur vous pour alimenter ce blog de vos précisions, souvenirs, commentaires.
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