Série de 6 épisodes de 60 minutes
Coproduction ORTF, films Jacques BAILLON
Première diffusion : 2ième chaîne de l'ORTF, d'août à septembre 1971, le lundi à 20h30
Réalisation : Claude GUILLEMOT
Scénario et dialogues : Claude GUILLEMOT, Claude NAHON (alias Claude-jean PHILIPPE) et Monique LEFEBVRE
Musique : Jorge MILCHBERG, Armand MIGIANI
Distribution :
Léo CAMPION (inspecteur Guillaume-Martin Paumier)
Marc LAMOLE (Albert)
Jacques FRANCOIS (commissaire principal)
Jean-claude BALARD (commissaire Muselier)
Episodes :
1- « Les Disparus de Rambouillet » - avec Sylvie FENNEC (la fée), Jean-Pierre ANDREANI (Jacques Lancelot) : des fées hantent la forêt de Rambouillet et enlève des hommes, tous jeunes et
beaux. La plus jeune va tomber amoureuse d'un photographe.
2- « La Septième chaîne » - avec Pierre BRASSEUR (Diablegris), Anne SINIGALIA (Marie Tourmelon), Jacques SERRE (Antoine Tourmelon), Olivier LEBEAUT (Olivier Larue), Sybille MAAS (Sybille Larue),
Jean SAGOLS (Rochemont) : le diabolique Diablegris vend à ses victimes des téléviseurs très particuliers, qui les poussent au crime par le canal de la mystérieuse septième chaîne. (Si on avait
mauvais esprit, on pourrait y voir une anticipation des programmes d'ARTE)
3- « Voir Vénus et mourir » - avec Philippe CLAY (Adonis Kergeyan), Annie DUPEREY (Vénusine), Gérard LARTIGAU (Jérôme) : un escroc vend des croisières sidérales pour Vénus jusqu'à ce que débarque
dans le bois de Boulogne une véritable Vénusienne, chargée de mettre un terme à ses activités louches.
4- « La Créature » - avec Pierre BRASSEUR (Diablegris), Claude BRASSEUR (Eugène Laurentin), Catherine JACOBSEN (Marguerite) : après la télévision, Diablegris se sert cette fois d'une créature
étrange, la belle et indifférente Marguerite qui provoque les suicides des désespérés qui ne peuvent obtenir ses faveurs. Mais toute créature échappe un jour à son créateur et l'amour finira par
triompher.
5- « Les dents d'Alexis » - avec Pierre VERNIER (Alexis de Sambleux), Karyn BALME(Thérèse Delorme), Jean-Marie RIVIERE (Pierrot la Valise) : des hold-ups sont commis dans des banques de sang pour
nourrir Alexis, élégant mais malheureux vampire qui traîne son spleen dans un hôtel particulier de la rue des Petits-Fossés. Pour son bonheur, notre vampire va cependant rencontrer une belle
dentiste.
6- « Le Fantôme des HLM » - avec Gérard SETY (Anatole de Palaiseau), Paul VILLE (le marquis de Palaiseau), Georges AUDOUBERT (M. Ventoux) : déçu par la vie en HLM où il a dû se réfugier lorsque
sa demeure ancestrale a été rasée, notre fantôme va être accueilli par une vieille femme. Mais attention au méchant promoteur immobilier qui n'a pas dit son dernier mot.
Thème : cette série nous décrit les enquêtes assez délirantes de l'inspecteur Paumier, chef, à la préfecture de police de Paris, de la brigade des Maléfices. Dès le début de
chaque épisode, l'inspecteur nous est présenté comme « le Sherlock de la féerie, Maigret de la sorcellerie moderne, expert en sciences occultes, familier de l'invisible ». Fonçant dans son
side-car jaune et rouge, avec son fidèle compagnon Albert, toujours revêtu d'un costume d'aviateur, l'inspecteur Paumier s'attache à démêler les enquêtes les plus inattendues, mêlant les fées qui
comme on le sait ont une prédilection particulière pour la forêt de Fontainebleau, les belles extra-terrestres qui préfèrent elles le bois de Boulogne, les vampires qui tombent amoureux de leur
dentiste, les fantômes qui, faute de châteaux, errent dans les HLM , quand ce n'est pas le diable lui-même incarné par l'inquiétant Pierre BRASSEUR. L'inspecteur a aussi fort à faire avec son
rival, l'inspecteur Muselier, technocrate obtus, qui ne voit partout que rationalité, et dont le seul désir est d'envoyer Paumier à l'asile.
Commentaires : pleine de poésie et d'humour, dominée par la verve du chansonnier libertaire et caricaturiste Léo CAMPION, la série a connu un grand succès malgré sa diffusion en
plein été. Elle a été plusieurs fois rediffusée en juin-juillet 1974 et août 1976, avant de tomber un peu dans l'oubli. Un livre est paru en 1971 aux éditions Hachette. On peut aussi se reporter
à l'ouvrage « Merveilleux, Fantastique et Science-fiction à la télévision française » de Jacques BAUDOU et Jean-Jacques SCHLERET (Editions Huitième Art, 1995) pour avoir plus de précisions sur
cette série présentée comme un « objet télévisuel insolite au charme rare ». A consulter également le TELERAMA n° 1124 où Claude-Jean PHILIPPE, dans un article passionnant, raconte la naissance
de cette singulière aventure.
A notre connaissance, la série n'est sortie ni en VHS, ni en DVD.
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