Mardi 12 juin 2007

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Série de 25 épisodes de 15 minutes

Première diffusion : du lundi au vendredi, à partir du 21 février 1972, à 20h15, sur la 1ère chaîne de l'ORTF.

Réalisation : Michel WYNN

Scénario : Jean COSMOS et Jean CHATENET, d'après le roman GRAND-MERE AGENT SECRET de Anne, Gwen et Jean-Claude PASQUIEZ

Distribution :

Louis VELLE (capitaine Madelin)

Elisabeth ALAIN (Anne Lacassagne)

Tsilla CHELTON (Blanche Lacassagne)

Aline BERTRAND (Marie Legoff)

Carole GIRON (Sylvie Lacassagne)

Lucien HUBERT (Yves Legoff)

Marie-Pierre CASEY (la boulangère)

Gérard CHEVALIER (Jean Legoff)

Jean-Gavriel NORDMANN (Hervé Lacassagne)

Robert RONDO (feldgendarme)

Jean-Pierre CASTALDI (Lionel)

Vernon DOBTCHEFF (Wolff)

Daniel SARKY (Antoine Kervarec)

Brigitte ROUAN (Françoise)

Jacques RISPAL (Martoret)

Tony ROEDEL (Muller)

Roger SOUZA (Goeno)

Thème : en 1944, en Bretagne, récemment arrivées de Paris, Anne et sa belle-mère Blanche découvrent que le vieux téléphone, jusqu'alors désaffecté, de leur maison de famille, est directement relié à la Kommandantur. Elles en profitent pour espionner les Allemands et aider ainsi la Résistance, jusqu'à ce qu'un Allemand, le capitaine Franz Madelin, tombe amoureux d'Anne qui est aussi courtisée par un jeune Résistant. Madelin aura fort à faire pour tirer Anne et Blanche des griffes de Wolff, le sinistre chef S.S. Mais tout finira par s'arranger avec l'arrivée des Américains.

Commentaires : cette comédie finalement assez bon enfant sur un sujet qui aurait pu être mélodramatique et sur une période assez noire de notre histoire, a la particularité de voir Louis VELLE jouer les officiers allemands alors qu'il ne parle pas un mot de cette langue. Il s'en sort en prenant un accent teuton fort prononcé. Louis VELLE venait alors de tourner LA DEMOISELLE D'AVIGNON qui avait connu un succès considérable et il tournera ensuite L'HOMME QUI REVIENT DE LOIN. Le 16 A KERBRIANT n'était qu'une étape dans une carrière télévisuelle, alors au zénith. On peut aussi remarquer, dans ce feuilleton, la prestation haute en couleur de Tsilla CHELTON, future TATIE DANIELLE, de Marie-Pierre CASEY qui joue les boulangères et non les femmes de ménage ou encore du juvénile Jean-Pierre CASTALDI. Enfin Elisabeth ALAIN, fille d'André BARSACQ, incarne son personnage de résistante, un peu ingénue, avec beaucoup de charme.

Ce feuilleton quotidien passionna les spectateurs, soulagés par le happy end final. Certains critiques trouvèrent toutefois cette vision de la résistance un peu édulcorée.

La série est disponible en coffret VHS et en DVD (avec bonus).

par patrick ouardes publié dans : LE 16 A KERBRIANT
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Lundi 11 juin 2007
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Feuilleton de 4 épisodes de 55 minutes

Coproduction des télévisions française (ORTF), belge (RTBF), suisse (SSR), italienne (RAI) avec TELE POOL, TECHNISONOR et SAGA FILMS.

Première diffusion : les jeudi 3, 10, 17 et 24 janvier 1974, à 21h40, sur la 1ère chaîne de l'ORTF

Réalisation : Robert VALEY

Scénario original : Andreas ROZGONY et Karl Heinz WILLSCHREI

Adaptation et dialogues : Jean-Louis RONCORONI

Musique : Jacques LOUSSIER

Distribution :

Jean-Claude DAUPHIN (Antonello)

Isabelle ADJANI (Maria)

Marco BONETTI (Botticelli)

Jacques DESCHAMPS (Pitt)

Georges ROUQUIER (Battestini)

Michel VINTER (L'homme à la main de fer)

Francis LAX (Hubert)

Robert VALEY (Eusébio)

Gérard HEROLD (Alphonse V)

Catherine ANGLADE (la gouvernante)

Jean-Paul FRANKEUR (Van Der Goes)

Raymond GEROME (Cavalieri)

Gabriel GOBIN (Peter Christus)

Jacques MOLLE (un cavalier)

Daniel DUBLINO (Giuliano de Medicis)

Angelini ROTA (le Doge)

Enrico GLATZ (Bellini)

Thème : à la fin du XV° siècle, les rivalités entre les peintres italiens et flamands font rage, d'autant que ces derniers ont découvert un procédé qui donne un brillant étonnant et une solidité jamais atteinte à leurs portraits. Un jeune peintre de Florence, Antonello, réussit cependant à leur voler ce secret.

Commentaires : ce feuilleton passionnant, plein de rebondissements, mêle astucieusement intrigue historique et espionnage. Trahisons, meurtres, coups bas, enlèvements, empoisonnements se succèdent à un rythme haletant. Le feuilleton a aussi le mérite de révéler tout le talent d'une jeune débutante, Isabelle ADJANI qui fera battre alors des milliers de coeurs. Les séquences ont été tournées en décors naturels, à Bruges, Ypres, Venise et en Toscane, ce qui ajoute beaucoup d'authenticité à l'ensemble.

A notre connaissance, le feuilleton n'est disponible ni en VHS, ni en DVD.

par patrick ouardes publié dans : LE SECRET DES FLAMANDS
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Lundi 11 juin 2007

Feuilleton de 6 épisodes de 60 minutes

Première diffusion : TF1, le jeudi à 20h30 d'octobre à novembre 1977

Réalisation : Jean-Pierre DECOURT

Adaptation : Jean-François CHIAPPE, d'après l'ouvrage RICHELIEU de Philippe ERLANGER

Musique : Vladimir COSMA

Distribution :

Pierre VERNIER (Richelieu)

Jean-Pierre BERNARD (Concini)

Jacques ROSNY (Louis XIII)

Marie-Christine DESMARET (Anne d'Autriche)

Odile VERSOIS (Suzanne du Plessis)

Jean LEUVRAIS (Le père Joseph)

Maria WIMMER (Marie de Médicis)

Georges DESCRIERES (Bellegarde)

Marco PERRIN (Henri IV)

Jean-Paul MOULINOT (le pape Urbain VIII)

Maryvonne SCHILTZ (Leonara)

Bernard LAVALETTE (D'Epernon)

René CLERMONT (Desbournais)

THEME : la vie et l'œuvre du cardinal de Richelieu, du règne d'Henri IV à celui de Louis XIII, dont la devise était : « J'aime mieux être blâmé pour faire bien qu'aimé pour faire mal. »

COMMENTAIRES : feuilleton historique très fidèle à la vérité historique, qui donne une image du cardinal de Richelieu, bien différente de celle popularisée par Alexandre DUMAS dans LES TROIS MOUSQUETAIRES. L'interprétation est sans reproche. Pierre VERNIER qui avait connu la gloire avec ROCAMBOLE a su montrer toutes les ambiguïtés du personnage. Pour une fois, le réalisateur a pu disposer de certains moyens : 25 comédiens principaux, 900 figurants, extérieurs tournés aux châteaux d'Anet, Blois, Chenonceau, Maisons-Lafitte et au palais du Luxembourg. On regrettera toutefois que le siège de la rochelle ait été tourné dans les prairies parisiennes.

 A notre connaissance, le feuilleton n'a pas été rediffusé. Il n'est pas sorti en VHS, ni en DVD.

Les ouvrages de Philippe ERLANGER ont été publiés à la Librairie académique Perrin.

par patrick ouardes
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Lundi 11 juin 2007

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Feuilleton de 6 épisodes de 55 minutes

Première diffusion : sur la 2ième chaîne de l'ORTF, tous les samedis du 3 juin au 8 juillet 1972

Coproduction ORTF, RAI (italie), SSR (suisse), Bavaria Atelier (Allemagne) Technisonor et Jadran films (Yougoslavie)

Réalisation : Philippe FOURASTIE

Adaptation et dialogues : Albert VIDALIE

Scénario : Albert VIDALIE, Philippe FOURASTIe et Jean-Dominique DE LA ROCHEFOUCAULD

Distribution :

Pierre FABRE (Louis Mandrin)

Monique MORELLI (La Carline)

Armand MESTRAL (Bonneville)

Jean MARTIN (Robert de Cazes)

Rainer RUDOLPH (Pierre Mandrin)

Malka RIBOWSKA (Mme de Saint-Félix)

Pierre ASSO (Moreau de Sechelle)

Max VIALLE (Carnaval)

François DYREK (Manot la jeunsesse)

Fred PERSONNE (Peretty)

Jean-Roger CAUSSIMON (M. D'Argenson)

Gérard CHEVALIER (Rouille)

Thème : Sous le règne de Louis XV, Louis Mandrin, brigands bien-aimé, conduit la révolte contre les fermiers généraux c'est-à-dire les agents des impôts du Roi. Il prend bien vite la tête d'une armée mais finit par être battu. Son épopée se terminera sur le gibet. Mais sa légende ne fait que commencer.

Commentaires : ce feuilleton historique fut tourné en Yougoslavie, alors qu'il se passe en Dauphiné mais cette région connaissait alors des violentes manifestations paysannes et l'ORTF craignait que le tournage de cette révolte contre les excès de la fiscalité n'exacerbe plus encore les passions. Outre la possibilité de pouvoir filmer de magnifiques paysages, pas trop entamés par la modernité, cela eut pour avantage de bénéficier d'une importante figuration fournie par l'armée yougoslave. Pour une fois, les moyens ne manquent pas et font de ce feuilleton une belle réussite malgré une distribution parfois hétéroclite, coproduction oblige. Pierre FABRE (récemment disparu) qui se consacrera par la suite plutôt à l'écriture campe un Mandrin plein de panache mais aussi plein d'ambiguïtés. Il convient de noter qu'Albert VIDALIE qui a signé l'adaptation et les dialogues est aussi l'auteur des célèbres ballades qui rythment l'épopée de Mandrin, chantée par Monique MORELLI.

Le feuilleton est disponible en VHS.

par patrick ouardes publié dans : MANDRIN
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Dimanche 10 juin 2007

DURWARD.jpg

Feuilleton de 7 épisodes de 52 minutes

 

Coproduction franco-allemande

 

Première diffusion : 2ième chaîne de l'ORTF, de janvier à mars 1971

 

Réalisation : Gilles GRANGIER

 

Adaptation : Jacques SOMMET, d'après le roman de Sir Walter SCOTT

 

Dialogues : Pierre NIVOLLET

 

Musique : Georges GARVARENTZ

 

Chanson du générique : Jacqueline BOYER

 

Combats et cascades : Claude CARLIEZ

 

Distribution :

 

Amadeus AUGUST (Quentin Durward)

 

Marie-France BOYER (Isabelle de Croye)

 

Michel VITOLD (Louis XI)

 

Georges MARCHAL (Crèvecoeur)

 

Noël ROQUEVERT (Ludovic Lesly)

 

 Philippe AVRON (Bertrand)

 

Clarisse DEUDON (Hameline de Croye)

 

Guy KERNER (Tristan L'Hermite)

 

André VALMY (Olivier le Daim)

 

Jacques MONOD (cardinal La Balue)

 

Robert PARTY (Campo-Basso)

 

Roger PIGAUT (Dunois)

 

Claire MAURIER (Marion)

 

William SABATIER (Charles le Téméraire)

 

Philippe CASTELLI (Trois Echelles)

 

André OUMANSKY(Heyradin)

 

Guy DELORME (officier de Liège)

 

Alexandre RIGNAULT (Le Président)

 

André VALTIER (Capitaine Cunningham)

 

Jean NERGAL (Guillaume de la Mark)

 

Denis LE GUILLOU (Erik de la Mark)

 

Denis SAVIGNAT (Duc d'Orléans)

 

Armand MEFFRE (Père Mac Lean)

 

Thème : histoire d'un gentilhomme écossais qui, après avoir fui son pays natal, met son épée au service du roi de France, le tortueux Louis XI. Il va se trouver mêlé aux luttes d'influence du roi de France et du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, mais il triomphera de toutes les épreuves et obtiendra la main d'Isabelle de Croyez, princesse de France.

 

Commentaires : c'est un des derniers grands feuilletons de cape et d'épée de l'ORTF, tant par le soin apporté à sa réalisation que par la qualité de l'interprétation, dominée par la prestation de Michel VITOLD en Louis XI et par Amadeus August qui, bien qu'allemand, faisait un parfait écossais. Les scènes d'action sont particulièrement réussies, de même que l'arrière-plan historique. Les décors sont superbes.

 

Il s'agit de la première réalisation pour la télévision de Gilles GRANGIER. L'arrivée la Nouvelle Vague au cinéma avait emmené certains réalisateurs à l'ancienne, comme Gilles GRANGIER, qui ne parvenaient plus à monter leurs films à se tourner vers la télévision où ils apportaient tout leur savoir-faire (voir en ce sens, Jacques Baudou et Jean-Jacques Schleret « Les feuilletons historiques de la télévision française », Editions Huitième Art, 1992). André HUNEBELLE suivra le même chemin avec le feuilleton JOSEPH BALSAMO (1973) de même que Bernard BORDERIE avec SALVATOR ET LES MOHICANS DE PARIS (1975), suite du feuilleton LES MOHICANS DE PARIS (1973), réalisé par Gilles GRANGIER. Comme on le voit, une histoire de famille.

 

QUENTIN DURWARD a été plusieurs fois rediffusé, en 1972 sur la 1ère chaîne de l'ORTF, puis en 1975 et 1980 sur TF1, et dernièrement sur la regrettée chaîne FESTIVAL. Il est sorti en VHS (LCJ Editions, 2000) et est également disponible en DVD (LCJ Editions, 2000, avec un bonus consacré aux adaptations de QUENTIN DURWARD au cinéma).

par patrick ouardes publié dans : QUENTIN DURWARD
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Dimanche 10 juin 2007

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Feuilleton de 20 épisodes de 15 minutes :

Première diffusion : avril 1973, du lundi au vendredi, à 20h20, sur la 1ère chaîne de l'ORTF

Adaptation : Roger BURCKHARDT et Maurice ROLAND, d'après le roman de Maurice ROLAND et André PICOT « Le Bâton dans la fourmilière »

Dialogues : Alain QUERCY

Réalisation : Roger BURCKHARDT

Distribution :

Michel LE ROYER (Patrick Leroy)

Muriel BAPTISTE (Pierrette)

Olga GEORGES-PICOT (Michèle Florin)

Alain QUERCY (Jean-Louis)

René HABIB (Le président)

Henri-Jacques HUET (Antonio Bardini)

Lise LACHENAL (Nicole Roman)

Aude LORING (Laurence Meunier)

Ines NAZARIS (Juana Bardini)

Marcel ROBERT (Luigi Bardini)

Thème : le feuilleton décrit le procès de Nicole Roman, accusée de meurtre, à travers le regard de Patrick Leroy, le premier juré, qui doute peu à peu de la culpabilité de la jeune femme, mais qui est bientôt confronté à la disparition de sa fiancée, orchestrée par les frères de la victime qui ne souhaitent pas que l'on découvre la vérité.

Commentaires : ce feuilleton quotidien avait pour ambition de rendre familière aux téléspectateurs l'atmosphère d'une cour d'assises dont le fonctionnement était décrit avec beaucoup de détails et de minutie. Mais il mêle à ce souci didactique une intrigue policière, menée de main de maître par Michel LE ROYER. D'une certaine manière, l'ORTF inaugurait ainsi une formule qui sera reprise avec plus de moyens et de succès outre-atlantique. (la série MURDER ONE, par exemple)

À notre connaissance, ce feuilleton n'est disponible ni en VHS ni en DVD.

par patrick ouardes
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Dimanche 10 juin 2007
TRANSVAAL.jpg

Feuilleton en 6 épisodes de 55 minutes

Coproduction TELECIP-A2, KARAT FILMS (Allemagne), SABC (Afrique du Sud), RTBF (Belgique)

Première diffusion : d'octobre à novembre 1979, sur Antenne 2, le vendredi soir à 20h35 (avant APOSTROPHES de Bernard PIVOT)

Réalisation : Claude BOISSOL

Scénario : Pierre NIVOLLET et Jean-Claude CAMREDON

Adaptation et dialogues : Pierre NIVOLLET

Musique : Pierre BACHELET, chanson L'HOMME TRANQUILLE interprétée par Lucky BLONDO

Distribution :

Yves RENIER (Jacques Cernin)

Ursula MONN (Mary Lawson)

Bernard DIMEY (Paintendre)

Jocelyne BOISSEAU (Marguerite)

Albert MEDINA (Suares)

Manfred SEIPOLD (Meeker)

Marc CASSOT (Villebois-Mareuil)

Jan BRUYNS (Abraham)

Graham ARMITAGE (Paxton)

Ryno HATTINGH (Jacob)

Brian O'SHAUGHNESSY (Browels)

Hugues ROUSE (Sir Henry)

Patrick MYNHARDT (Hasenfeld)

Thème : en 1900, en Afrique du Sud, les aventures d'un jeune médecin, Jacques Cernin, venu prendre possession d'une mine d'or que lui a légué un homme mort dans ses bras et qui va se trouver mêlé à la guerre des Boers, sanglant conflit mettant aux prises les Anglais et les Afrikaners, fermiers d'origine hollandaise.

Commentaires : Ce feuilleton qui s'appuie sur des évènements historiques assez mal connus, du moins du public français, est rondement mené par Claude BOISSOL qui avait déjà tourné en Afrique du Sud le feuilleton LES DIAMANTS DU PRESIDENT avec Michel CONSTANTIN. Les extérieurs, tournés sur les lieux mêmes de l'action, sont d'une grande beauté. L'interprétation est homogène, malgré les contraintes de la coproduction. Yves RENIER qui avait tourné avec Claude BOISSOL dans LES GLOBE-TROTTERS et certains épisodes du COMMISSAIRE MOULIN est parfait dans le rôle. Ursula MONN fait une belle héroïne, courageuse et volontaire. La surprise de la distribution est sans doute la présence du poète et auteur de chanson Bernard DIMEY dans le rôle d'un chercheur d'or français.

A notre connaissance, le feuilleton n'est disponible ni en VHS, ni en DVD.

par patrick ouardes publié dans : POUR TOUT L'OR DU TRANSVAAL
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Dimanche 10 juin 2007
POUPEE-SANGLANTE.jpg

Feuilleton de 6 épisodes de 52 minutes

Production française Antenne 2, Société nouvelle Pathé Cinéma

Première diffusion : sur Antenne 2, du 17 septembre au 22 octobre 1976

Réalisation : Marcel CRAVENNE

Scénario : Robert SCIPION, d'après les romans de Gaston LEROUX "La Poupée sanglante" et "La Machine à assassiner"

Musique : Betty WILLEMETZ

Distribution :

Jean-Paul ZEHNACKER (Bénédict Masson)

Yolande FOLLIOT (Christine Gaillard)

Dominique LEVERD (Jacques Quentin)

Ludwig GAUM (Gabriel)

Edith SCOB (La marquise de Coulteray)

Georges WOD (Le marquis de Coulteray)

Julien VERDIER (M. Gaillard)

Sacha PITOEFF (Docteur Sahib Khan)

Cathy ROSIER (Droga la danseuse)

ARMONTEL (L'herboriste)

Jean RUPERT (L'inspecteur)

Marthe VILLALONGA (La bistrotière)

Voix de Dominique PATUREL (Récitant)

Thème : dans le Paris des années 20, sur l'île Saint-Louis, le relieur et poète Bénédict Masson, à la laideur repoussante, est épris secrètement de Christine, sa belle voisine dont le père est horloger et dont le fiancé, Jacques Quentin, est spécialiste de biologie et de chirurgie. Tous deux tentent de créer une créature parfait, Gabriel, à qui il ne manque plus qu'un cerveau. Bénédict et Christine se trouvent embauchés par le mystérieux marquis de Coulteray, dont l'épouse prétend qu'il est un vampire. Bénédict a fort à faire pour arracher Christine aux griffes du marquis. IL n'est pas au bout de ses peines. Six jeunes filles qui prenaient des leçons de reliure auprès de Bénédict ayant été assassinées, les soupçons vont se porter sur Bénédict qui va finir sous le tranchant de la guillotine. Mais, avant de mourir, il accepte de donner son cerveau à Quentin pour sa créature. Sous les traits de Gabriel, Bénédict va alors traquer le véritable assassin...

Commentaires : adapté de deux romans de Gaston LEROUX, le feuilleton qui s'inspire manifestement des atmosphères des films de FEUILLADE ou de FRANJU reprend habilement un grand nombre de thèmes fantastiques, du vampire à la créature de Frankestein. La réalisation est habile et l'interprétation est dominée par un Jean-Paul ZEHNACKER époustouflant. Edith SCOB, Sacha PITOEFF et l'acteur sud-africain Ludwig GAUM apportent par ailleurs une touche d'étrangeté, tandis que Yolande FOLLIOT joue les héroïnes persécutées avec conviction. La collaboration réussie de Marcel CRAVENNE et de Robert SCIPION donnera trois ans plus tard un autre chef d'œuvre télévisuel : L'ILE AUXTRENTE CERCUEILS où l'on retrouvera d'ailleurs Jean-Paul ZEHNACKER (voir notre fiche sur ce feuilleton).

LA POUPEE SANGLANTE connut, lors de sa première diffusion, un beau succès. Le feuilleton a été depuis régulièrement diffusé, notamment dernièrement sur CINE FX. Il est sorti en coffret VHS de 3 cassettes chez WARNER VISION France (2001) qui n'est plus disponible que d'occasion. A notre connaissance, il n'est pas sorti en DVD.

par patrick ouardes publié dans : LA POUPEE SANGLANTE
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Dimanche 10 juin 2007

POT-BOUILLE.jpg

Série de 6 épisodes de 60 minutes

Première diffusion : le jeudi à 20h30, à partir du 23 mars 1972, sur la 2ième chaîne de l'ORTF

Adaptation et dialogues : Jacques ARMAND, d'après le roman d'Emile ZOLA

Réalisation : Yves-André HUBERT

Distribution :

Roger VAN HOOL (Octave Mouret)

Françoise SEIGNER (Eléonore Josserand)

Marie-France PISIER (Berthe Josserand)

René DARY (Bachelard)

René EROUK (Trublot)

Maud RAYER (Hortense Josserand)

Gérard LECAILLON (Saturnin Josserand)

Juliette MILLS (Valérie)

Michel AUMONT (Auguste)

Françoise DARBON (Zola, lerécitant)

Dominique BERNARD (Guelin)

Julie DANCOURT (Mme Juzeur)

Arlette THOMAS (Adèle)

Catherine ALCOVER (Gasparine)

Pierre TORNADE (Compardon)

Lucien HUBERT (Gourd)

Laurence BOURDIL (Lisa)

Yves GASC (Théophile)

Thème : Sous le Second Empire, à Paris, la vie quotidienne des locataires d'un immeuble bourgeois, de la loge du concierge aux chambres de service du dernier étage.

Commentaires : il existait déjà une version cinéma de POT-bOUILLE réalisée en 1957 par Julien DUVIVIER (avec notamment Danielle DARRIEUX et Gérard PHILIPPE), mais la télévision, avec la durée qu'elle peut se permettre (6 heures en l'espèce) donna du roman une version plus fidèle et plus approfondie, tout à fait conforme aux buts naturalistes de Zola qui étaient de décrire avec la précision d'un chirurgien les moeurs de son époque et de dévoiler, en l'espèce, tout ce qui se passe derrière la façade d'une maison respectable.

Une pléiade d'excellents comédiens permet de faire vivre avec talent cette peinture au vitriol qui, à l'époque, ne manqua pas de faire grincer quelques dents.

Il est à noter que les producteurs du film de DUVIVIER, s'estimant lésés dans leur droit d'exploitation (pensaient-ils que l'œuvre de ZOLA leur appartenait ?), s'opposèrent farouchement à la diffusion de la série à la télévision. Il fallut plus de deux ans de procédure pour que la série soit enfin diffusée.

A notre connaissance, la série n'est pas disponible en VHS ou DVD.

par patrick ouardes
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Vendredi 8 juin 2007

Feuilleton de 13 épisodes de 26 minutes

 

Production française

 

Première diffusion : quotidienne, sur la 3ième chaîne de l'ORTF, à partir du mardi 16 janvier 1973 (pour plus de précisions, voir les commentaires)

 

Réalisation : Marcel CAMUS

 

Scénario : René WHEELER, d'après le roman de Xavier de MONTEPIN

 

Musique ; Georges GARVARENTZ

 

Distribution :

 

Martine SARCEY (Jeanne Fortier)

 

SIM (Ovide Soliveau)

 

Bernard ALANE (Clément Labroue)

 

DADZU (Castel)

 

Bernard GIRAUDEAU (Georges Fortier)

 

Carole LAURE (Marie Harmant)

 

Jacques MONOD (Paul Harmant)

 

Philippe LEOTARD (Jacques Garaud)

 

Laurence VINCENDON (Lucie Fortier)

 

Michel ROBIN (Firmin)

 

Jacques MARIN (Ricoux)

 

Paul SAVATIER (Vincent)

 

Thème : ce mélodrame flamboyant nous décrit les malheurs de Jeanne Fortier. Cette jeune et jolie jeune femme perd prématurément son mari. Elle se retrouve seule avec ses deux enfants et doit repousser les avances du contremaître Garaud (interprété par Philippe LEOTARD) à la moralité douteuse. Renvoyée de l'usine où elle était concierge, elle est  accusée d'avoir assassiné son patron et d'avoir mis le feu à l'usine (le coupable est en réalité Garaud qui voulait vider le coffre-fort de l'usine). Elle est arrêtée et condamnée. Après des années passées au bagne, elle retrouve ses enfants mais ceux-ci qui la croient morte ne la reconnaissent pas. Elle prend alors l'identité de Maman Lison, la porteuse de pain. Elle aide ses enfants tout en tentant de confondre les véritables coupables. Mais ceux-ci veillent, et ils vont tout faire pour l'empêcher de prouver son innocence, tentant même de l'assassiner. Heureusement que celui qu'ils chargent de cette sinistre besogne n'est autre que le dénommé Ovide Soliveau, incarné par Sim, aussi méchant qu'il est maladroit. Nous ne surprendrons personne en disant que le Bien finira quand même par triompher.

 

Commentaires : le feuilleton connut un grand succès à l'époque. Il fit beaucoup pleurer dans les chaumières. Il a d'abord été diffusé sur la 3ième chaîne de l'ORTF, puis sur la 1ère chaîne toujours en 1973 (le samedi à 18h20). A notre connaissance, le feuilleton n'est pas sorti en VHS ou DVD. Portant il ne déparerait pas dans les collections consacrées à la Mémoire de la télévision.

 

Il est à noter que LA PORTEUSE DE PAIN a par ailleurs fait l'objet de plusieurs adaptations au cinéma, dont la plus réussie est sans doute celle de 1963, avec Suzanne FLON, Philippe NOIRET et Jean ROCHEFORT (réalisation de Maurice CLOCHE qui en avait déjà fait une adaptation au cinéma quelques années auparavant).

par patrick ouardes publié dans : LA PORTEUSE DE PAIN
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Texte Libre

La télévision française des années 70 comprend deux périodes bien distinctes :


-         De 1970 à 1975, c'est encore le paysage classique de l'ORTF avec trois chaînes (crée le 31 décembre 1972, la 3ième chaîne se développait peu à peu pour couvrir tout le territoire), qui jouent la complémentarité et sont dirigées par un même président ;


-         A partir de 1975, on entre dans la modernité. Le 6 janvier 1975, jour de l'épiphanie, voit en effet l'éclatement de l'ORTF, et la transformation des trois chaînes d'origine en trois chaînes indépendantes, TF1, ANTENNE 2 et FR3, ayant chacune son propre président, Jean Cazeneuve pour TF1, Marcel Julian pour ANTENNE 2 et Claude Contamine pour FR3. Au total 7 sociétés voient le jour, indépendantes les unes des autres mais toutes contrôlées par l'Etat (les trois chaînes de télévision, les archives, la radio, la production et la diffusion). On a parlé un instant de chaîne privée, mais le projet n'a pas abouti.


Signe des temps, deux jours auparavant, soit le 4 janvier 1975, Jacqueline HUET faisait ses adieux de speakerine.


La réforme de 1975 a accouché dans la douleur. Inspirée par VGE et par son Premier ministre de l'époque Jacques Chirac, elle s'est heurté à l'hostilité d'une majorité du personnel de l'ORTF, craignant de voir son statut fragilisé,  et l'automne 1974 sera secoué de grèves très dures.


Ce blog sera consacré à l'étude des programmes couvrant ces deux périodes, notamment à quelques émissions phares, telles : LA UNE EST A VOUS, LA SEQUENCE DU SPECTATEUR, LES RENDEZ VOUS DU DIMANCHE, LES VISITEURS DU MERCREDI, LE PETIT RAPPORTEUR, HISTOIRES SANS PAROLE et des séries de l'époque (Qui se souvient d'ARPAD LE TZIGANE, LA PORTEUSE DE PAIN ou encore MAURIN DES MAURES, NOELLE AUX QUATRE VENTS ou LE SECRET DES FLAMANDS ? )




 


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