Non catégorisé

Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 07:02

Fernandel.jpgLe 26 février 1971, quelques semaines après BOURVIL, Fernand CONTANDIN dit FERNANDEL disparaissait à son tour. Celui qui se disait lui-même " le grimacier du Bon Dieu" était né à Marseille le 8 mai 1903. Il abandonna bien vite une carrière d'obscur employé de la Banque nationale du crédit à Marsrille pour débuter comme comique troupier dans les Caf'conc' de Marseille, imitant Paulin. Il connut son premier succès au cinéma avec LE ROSIER DE MADAME HUSSON (1932) avant d'enchaîner les rôles marquants : ANGELE (1934), FRANCOIS 1ier (1936), IGNACE (1937), REGAIN (1937), LE SCHPOUNTZ (1938), FRIC-FRAC (1939) ou encore LA FILLE DU PUISATIER (1940). Malgré le rôle magnifique de NAIS (1945), il connut une petit éclipse après guerre avant de connaître de nouveau le triomphe à l'écran avec TOPAZE (1950), L'AUBERGE ROUGE (1951), COIFFEUR POUR DAMES (1952), LA VACHE ET LE PRISONNIER (1959) et surtout la série des DON CAMILLO (à partir de 1951).

Il fut atteint des premiers accès du mal qui allait l'emporter sur le tournage de DON CAMILLO ET LES CONTESTATAIRES, film qu'il ne put achever.(le film sera repris par Mario CAMERINI et sortira en 1972 avec Gastone MOSCHIN).

Tout au long de sa carrière, il continua de chanter. On a tous en mémoire les refrains de FELICIE AUSSI, IGNACE et surtout le très émouvant LES GENS RIAIENT.

A la télévision, il était apparu essentiellement dans des émissions de variétés comme LE BON NUMERO avec Pierre BELLEMARE, un PALMARES DES CHANSONS avec Guy LUX. Les mauvaises langues prétendaient que s'il apparaissait si peu dans les émissions c'était à cause de la maigreur des cachets de la télévision...

L'ORTF lui rendit hommage en programmant NAIS. La redffision de la série des DON CAMILLO, depuis près de 40 ans, continue à asseoir sa popularité.

Comme BOURVIL ou LOUIS DE FUNES, il reste à jamais dans nos coeurs.

 

Par PO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 06:49

autrevie.jpgFeuilleton de 36 épisodes de 15 minutes

Première diffusion : diffusion quotidienne (sauf le dimanche et le lundi) à 20h15 sur la 1ière chaîne de l'ORTF à partir du mardi 2 février 1971

Il est à noter que la diffusion des premiers épisodes a été fortement perturbée par des mouvements de grèves concernant l'entrée en vigueur d'une nouvelle grille des salaires.

Scénarion : Louis GROSPIERRE, Alain QUERCY et Jacques REMY

Réalisation : Louis GROSPIERRE

Musique : Georges DELERUE

Distribution :

Corinne MARCHAND (Hélène Métayer)

Pascale ROBERTS (Jacqueline)

Jean-Paul CISIFE (Didier)

Anne DELEUZE (Nicole)

Jacques HARDEN (Rémy)

Denise GREY (la grand-mère)

Jean-Claude PASCAL (Simon)

Robert GUILLON (Hyacinthe)

Pierre DORIS (Christian)

Lise LACHENAL (Dominique)

Eric BURNELLI (Pierre)

Fiji MORIMOTO (Tashika)

André FIAUX (le pharmacien)

Marguerite CASSAN (une amie)

Dominique CATTON (Fred)

François TILLY (Jean)

Erica DENZLER (Mme Falloux)

Anne SALBERG (Patricia)

Karin PETERSEN (Michèle)

Pascale AVILON (une cliente)

Germaine TOURNIER (une dâme âgée)

Jean-François CHRETIEN (un policier)

Jean LANDIER (François Métayer)

Anne TONELLI (Marie-Paule)

Marcel VIDAL (le notaire)

Irène VIDY (Claude)

Antoinette de POURTALES (une infirmière)

Thème : Hélène a abandonné son travail pour se consacrer à son mari et à ses enfants. Mais lorsque son mari disparaît tragiquement dans un accident de voiture, va commencer pour elle une " autre vie " tant sur un plan personnel que professionnel...

Commentaires : ce télé-feuilleton qui est inspiré d'une histoire vraie évoque les difficultés d'une femme de quarante ans. Il est entièrement porté par la magnifique Corinne MARCHAND, chanteuse à l'occasion, apicultrice et qui fut l'inoubliable interprète de la CLEO DE 5 A 7 d'Agnès VARDA. Cette histoire qui fait la part belle aux femmes ne sut pas vraiment séduire les téléspectateurs.Pourtant, pour une fois, le rythme était assez soutenu, les auteurs se refusant à ce délayage qui est trop souvent la marque des télé-feuilletons. Le savoir-faire de Louis GROSPIERRE à qui l'on devait déjà le feuilleton PRUNE et qui tournera par la suite LE TEMPS DE VIVRE, LE TEMPS D'AIMER, n'est plus à démontrer.

S'agissant de la diffusion, un incident est à signaler. Suite à une erreur, l'ORTF a diffusé le dernier épisode avant l'avant-dernier. S'apercevant de la méprise, il a été décidé de ne pas diffuser l'épisode manquant. Ce qui fait qu'un épisode a sauté, sans que les téléspectateurs aient eu un mot d'explications...

A notre connaissance, ce feuilleton n'est pas disponible en VHS ou DVD. 

Par PO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 07:33

APOLLO14.jpgFaisant suite à la mission APOLLO XIII qui avait failli tourner au drame, la mission APOLLO XIV renoua  avec succès avec l'exploration lunaire. Il s'agissait d'une mission H avec alunissage, séjour de 2 jours à la surface de la Lune et deux sorties extravéhiculaires. L'équipage se composait du capitaine Alan SHEPARD, du major Stuart ROOSA et du commzandant Ed. MITCHELL.

 

Comme il se doit, l'ORTF fit une large place à cet évènement.

 

Le dimanche 31 janvier 1971 à 21h25 sur la 2ième chaîne de l'ORTF, en direct de Cap-Canaveral, en Mondiovision, lancement de la fusée Apollo XIV, sur des commentaires de Jean-Pierre CHAPEL, Jacques TIZIOU et François de CLOSETS. Parmi les invités en studio : le commandant COUSTEAU, Maurice HERZOG et l'ambassadeur des Etats-Unis en France, M. Arthur WATSON. A partir de 22h40, l'émission est reprise sur la 1ière chaîne.

 

Le vendredi 5 février 1971 de 14h50 à 20H00 diffusion simultanée sur les 2 chaînes de l'ORTF de la Marche sur la Lune (4 km), sur des commentaires de Jean-Pierre CHAPEL, Jacques TIZIOU et François de CLOSETS. Les programmes de la journée sont modifiés, c'est-à-dire interrompus, pour les besoins de la retransmission.

 

Le samedi 6 février 1971, de 10h45 à 20h00, sur les 2 chaînes de l'ORTF, seconde marche sur la Lune.

 

C'est au cours de cette mission qu'Alan SHEPARD joua quelques coups de golf sur la Lune, avec un club et 2 balles qu'il avait apportés dans le module lunaire tandis qu'Ed MITCHELL s'essaya au javelot lunaire.

 

Il est à noter que, pour les téléspectaurs, ces expéditions lunaires perdaient un peu de leur intérêt, les séquences semblant un peu longues et répétitives. Bien que les retransmissions fussent en couleur et de meilleure qualité, certains se plaignaient de l'aspect grisâtre des paysages lunaires. On ne prête décidément qu'aux riches...

 

Par PO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 07:14

monfils-copie-1.jpgFeuilleton de 6 épisodes de 55 minutes

Première diffusion : à partir du dimanche 31 janvier 1971 à 19h05 sur la 2ième chaîne de l'ORTF

Réalisation : François MARTIN

Scénario : François MARTIN et Michel ANDRIEU Distribution :

Henri SERRE (le père)

Martin SERRE (le fils)

+

un certain nombre de personnes jouant leur propre rôle.

Thème : Pour des raisons sociales, un jeune ouvrier agricole de 35 ans, sans domicile fixe,  dont l'épouse vient de décéder, s'est vu refuser la garde de son petit garçon qu'il aime passionnément. Il décide de l'enlever à l'Aide sociale à l'enfance. Commence alors une sorte de "road-movie" à travers l'Europe, le père et le fils bénéficiant d'une extraordinaire chaîne de sécurité pour échapper aux poursuites policières. Mais peut-on toujours fuir?

Commentaires : bien avant KRAMER CONTRE KRAMER, ce feuilleton retrace l'histoire d'un père qui réclame le droit de vivre avec son fils. Henri SERRE qui fut le Jim du JULES ET JIM de TRUFFAUT apporte une grande vérité à son personnage. Il joue avec son propre fils de douze ans, Martin, que l'on avait déjà pu voir dans LE VIEIL HOMME ET L'ENFANT.

Ce feuilleton est aussi un hymne à la solidarité humaine qui peut renverser des montagnes et contre laquelle tout pouvoir, même policier, ne peut rien.

Par PO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 00:01

1971.jpgEn cette nouvelle année 1971 nous allons poursuivre l'exploration de notre mémoire audiovisuelle, un travail qui s'apparente à un sondage archéologique, pour permettre de ramener à la surface des mémoires quelques émissions et séries cultes de la télévision française de l'année 1971, année riche notamment en séries devenues cultes comme VIDOCQ, ARSENE LUPIN ou encore QUENTIN DURWARD.

Pour ceux qui n’ont pas connu cette époque, j'espère qu'ils y trouveront aussi quelque plaisir, un peu comme feuilleter un vieux livre d’histoire que l'on retrouve au fond d'un grenier.

Bonne et heureuse année à tous.

Et pour finir écoutons les voeux de notre Président pour cette nouvelle année, diffusés le jeudi 31 décembre 1970 à 19h45 sur la 1ière chaîne de l'ORTF. Des voeux présidentiels où l'on évoque une France d'il y a quarante ans, sous la neige, et en proie aux catastrophes climatiques...

retrouver ce média sur www.ina.fr
Par PO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 07:00

constance.jpgFeuilleton de 6 épisodes de 60 minutes

Première diffusion : à 20h30 sur la 1ière chaîne de l'ORTF à partir du 21 décembre 1970

Réalisation : Robert MAZOYER

Scénario et dialogues : Paul GUIMARD

Distribution :

Jean LE MOUEL (Jean Guillou)

Jean-Marc EPINOUX (François)

Claude BROSSET (Yves Sellin)

Lucien BARJON (Louis Guillou)

Dominique MAC AVOY (Anne)

Catherine de SEYNES (Marie-José)

Andrée TAINSY (Alice Guillou)

Jeannette GRANVAL (L'épicière)

Raymond RAYNAL (l'armateur)

Jean-Pierre KERIEN (Dr Rey)

Elina LABOURDETTE (Mme Rey)

Charles MALONE (Antoine)

Blandine de CAUNES (Arlette)

Jeannette GRANVAL (L'épicière)

Roger GUILLO (le père de la marié)

Gilberte RIVET (Marie)

et l'équipage de LA PETITE CELINE

Thème : Jean GUILLOU revient au pays. Il retrouve ses cousins et Anne, la jolie institutrice qui n'est pas insensible à ses charmes. Avec l'aide de toute la famille, il remet en état un vieux bateau, la CONSTANCE. Mais, lors d'une sortie en mer, le bateau va se trouver aux prises avec une mine de la dernière guerre...

Commentaires : cette histoire de bretons qui a été tournée pendant siux mois en décors naturels, ce qui lui donne une grande authenticité, est une sorte de feuilleton-documentaire dans la lignée de L'HOMME DU PICARDIE. On voit ainsi les paysages de Bretagne changer au fil des saisons tandis que l'on suit la vie des maris pêcheurs dans le port de Concarneau, leurs problèmes et les angoisses de leurs épouses. Jean LE MOUEL, qui incarne le héros, est un Breton bretonnant qui confiait à TELE 7 JOURS (numéro 556 du 19 décembre 1970, qu'après le tourange, il avait le mal de mer en mettant pied à terre. On regrettera toutefois un certain manque de rythme. L'action a tendance à s'enliser. Notamment l'épisode consacré à la noce bretonne semble interminable.

 

   

Par PO
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 07:18

Feuilleton de 13 épisodes de 26 minutes

Première diffusion : à partir du 9 décembre 1970 sur la 2ième chaîne de l’ORTF

Réalisation : Jean-Michel MEURICE

Dialogues : Henri KUBNICK

Adaptation : Jean-Michel MEURICE, Henri KUBNICK et Juliette SAINT-GINIEZ

Distribution :

Martine REDON (Maria)

Gérard DEPARDIEU (Eddy Belmont)

Charles MOULIN (Gherro)

Bernadette LANGE (Amélia)

Jean MARTIN (Fabrégas)

Christine AUDHUY (Corinne)

Gabrielle DOULCET (Tante Agathe)

Laurent WESMAN (Philippe)

Romain BOUTEILLE (Rex)

RUFUS (ZZ 22)

Serge SPIRA (Ricco)

Jacques ROBIOLLES (Vottorio I)

Roger LUMONT (Gregor)

Irène SCHNELL (Lorelli)

Et          

Philippe CASTELLI

Daniel EMILFORK

Henri GUYBET

Max MONTAVON

Jean RUPERT

Thème : un jeune journaliste, Eddy Belmont qui enquête sur la disparition de la fille d’un chef d’Etat, se retrouve confronté à de multiples intrigues politiques au sein des royaumes (imaginaires) de Badenberg et de Béruvie.

Commentaires : la principale curiosité de ce feuilleton à l’intrigue sans surprise est sa distribution avec un Gérard DEPARDIEU alors à ses débuts et des comédiens plutôt rares dans les feuilletons télévisés comme RUFUS ou ROMAIN BOUTEILLE. L’ensemble qui tente de mêler intrigue sentimentale et roman d’espionnage est plutôt sympathique et n'est pas sans rappeler les aventures de ROULETABILLE.

Le feuilleton est disponible sur le site de l'INA (www.ina.fr) ainsi que sur iTunes.

 

retrouver ce média sur www.ina.fr
Par patrick ouardes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 00:00

marquise.jpgDramatique en 3 parties de 60 minutes

Première diffusion : à partir du jeudi 12 novembre 1970 à 20h35 sur la 2ième chaîne de l'ORTF

Coproduction BAVARIA (Munich) et ORTF

Texte d'Herbert ASMODI

Réalisation : Frantz-Peter WRITH

Distribution :

Heidelinde WEIS (Mme de Brinvilliers)

Sami FREY (M. De Sainte-croix)

Peter PASETTI (M. de Brinvilliers)

Jean-Roger CAUSSIMON (M. d'Aubray)

Anfried KRAMER (Cavaliere Exili)

Jean-Henri CHAMBOIS (Jacques)

Jean MARTIN (le lieutenant de police)

Félix MARTEN (frère aîné d'Aubray)

Michel AUGER (frère cadet d'Aubray)

Marguerite CASSAN (la soeur d'Aubray)

Gabriel CATTAND (le gouverneur)

Mony DALMES (Mme de Sévigné)

Pierre BRICE (le sergent Desgrais)

Will DANIN (La Chaussée)

Christian ALERS (l'officier de police)

Jean BALTHASAR (Colbert)

Jean CHAMPION (Le professeur)

Philippe LEMAIRE (le médecin)

Guy SAINT-JEAN (un paysan)

Daniel LE ROY (Louis XIV)

Bruno DALLANSKY (Picard)

Béatrice RUTH (une paysanne)

Thème : le feuilleton retrace l'histoire de la célèbre empoisonneuse dont les premières victimes ne seront autres que son père et ses frères. Elle tentera ensuite d'empoisonner son mari, mais son amant, qui tient à conserver sa liberté et qui craint peut-être que son tour vienne ensuite, réussira à maintenir en vie l'infortuné en lui administrant des contrepoisons. Finalement la marquise sera démasquée..

Commentaires : ce feuilleton qui est une sorte de roman policier en perruques, est plutôt inégal, coproduction internationale oblige. Toutefois il ne manque pas de charme, grâce au talent de ses interprètes dont notamment Sami FREY, Jean-Roger CAUSSIMON ou encore Mony DALMES. Certains critiques de l'époque ont vu dans la marquise un symbole de l'émancipation féminine. On nous permettra de ne pas aller jusque-là...

Par PO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 19:30

colombey.jpgCe lundi 9 novembre 1970, aux alentours de 19h30, le général s'est éteint à Colmbey les deux églises.

Ce n'est que le lendemain, à 12h30, que, par une speakrine, les téléspectateurs apprennent la mort du général, soit plus de quatorze heures après l'évènement.

Le soir-même de la disparition, un documentaire est programmé " Charles de Gaulle - 1890-1970" préparé par Edouard SABLIER où l'on retrouve les images classiques de l'appel du 18 juin et celles de la Libération de Paris, et d'autres plus émouvantes, sur des commentaires de Gérard OURY à partir d'un texte écrit par André FROSSARD.

Le 11 novembre les émissions d'hommage se succèdent à la télévision tandis qu'à 16h, le président POMPIDOU se rend à la Boisserie pour s'incliner devant la dépouille du plus illustre des Français.

Le 12 novembre, une messe de requiem a lieu à Notre-Dame, célébrée par le cardinal MARTY, l'archevêque de Paris, en présence du président POMPIDOU et des souverains et chefs d'Etat du monde entier : NIXON cotoit le chef d'Etat de l'Union soviétique et le SHA d'Iran. BEN GOURION est aux côtés du Prince CHARLES qu'entourent les trois derniers Premiers ministres de Grande-Bretagne. Le chancelier d'Allemagne est là, comme le roi des Belges, la reine de Hollande, l'empereur d'Ethiopie et tous les Grands de la Terre tandis que 70 000 parisiens se massent devant la cathédrale.

L'enterrement proprement dit a lieu à 15h à Colombey, sans autre présence que celles des Compagnons de la Libération et des membres du conseil municipal de Colmbey, pour respecter les dernières volontés du Général mais en présence d'une foule estimée à 40 000 personnes.

Le cercueil est commandé au menuisier du village. Le plus simple possible.

Le menuisier demande cependant à Mme de Gaulle s'il faut revêtir d'un peu de tissu les parois intérieures du cercueil.

Mme de Gaulle répond :

- Faites comme pour tout le monde.

En début d'après midi, dans la petite église de Colombey, s'installent les Compagnons de la Libération. Il y a là MALRAUX, MASSU, Romain GARY et le colonel ROL-TANGUY. Gaullistes et communistes se retrouvent côte à côte comme ils l'étaient, pendant l'Occupation, face aux balles allemandes.

A 14h15, trois quart d'heures avant l'office, comme c'est la coutume dans le village, les cloches de l'église sonnent.

L'imiteront tous les clochers des églises de France.

Il est presque 15h00. Le cercueil part, au pas, de la Boisserie pour rejoindre l'église. Il est déposé sur un engin blindé de reconnaissance et recouvert du drapeau tricolore.

La foule est silencieuse et recueillie. Beaucoup de larmes coulent sur les visages.

La messe qui dure un peu moins d'une heure est des plus simples, sans sermon, ni homélie.

Douze jeunes gens de Colombey portent ensuite le cercueil jusqu'à la tombe.

Le général va rejoindre ANNE, sa fille, disparue en 1948.

Une seule inscription sur la pierre tombale : Charle de Gaulle 1890-1970.

La cérémonie est intîme.

Pourtant, dans le monde entier, des centaines de millions de personnes regardent ces images devant leurs postes de télévision.

Le soir-même, sur les Champs-Elysées, une foule émue vient déposer des fleurs au pied de l'arc de triomphe.

Pour un dernier hommage.

 

retrouver ce média sur www.ina.fr
Par PO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 07:55

forsyte.jpgSérie de 8 épisodes de 100 minutes

Première diffusion française : tous les samedis à 21h20 sur la 1ière chaîne de l'ORTF à partir du samedi 3 octobre 1970

D'après John GALSWORTHY

Adaptation télévisée de Donald WILSON

Réalisation : David GILES et James CELLAN JONES

Musique : Marcus DODS

Distribution :

Kenneth MORE (Jo Forsyte)

Joseph O' CONOR (Jolyon, le Vieux)

Fay COMPTON (Tante Anne)

Nyrae Dawn PORTER (Irène)

Nora NICHOLSON (Tante Juley)

Fanny ROWE (Emily)

Eric PORTER (Soames)

John BENNETT (Philip)

Margaret TYZACK (Winifred)

Terence ALEXANDER (Monty)

Georges WOODBRIDGE (Smithin)

John WELSH (James)

John BARCROFT (Georges)

Ursula HOWELLS (Frances)

Lana MORRIS (Hélène)

June BARRY (June)
Michael YORK (Jolly)

Maggie JONES (Smither)

Richard ARMOR (Jack Cardigan)

Anne DE VIGIER (Imogen)

Christopher BENJAMIN (Prosper Profond)

Titres des épisodes :

1- Une fête de famille

2- La poursuite du bonheur

3- Le propriétaire

4- Dans le malheur

5- Procédure

6- La toile d'araignée

7- Rencontres

8- A louer

Thème : tout commence en Angleterre en 1741 avec la naissance de Jolyon. Puis, de 1880 à 1930, nous suivons ses enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants qui forment un clan agité de sentiments complexes et souvent contradictoire, où dominent la soif de richesse et la soif de pouvoir mais que tous essaient tant bien que mal de dissimuler par souci des convenances.

Commentaires : de l'oeuvre monumentale de John GALSWORTHY, prix nobel de littérature en 1932, Donald WILSON a su tirer un grand feuilleton aux multiples rebondissements. Cette oeuvre de prestige, produite par la BBC, a passionné les téléspectateurs français comme elle avait d'ailleurs triomphé dans le monde entier, du Japon à l'URSS d'alors. En URSS cependant, chaque épisode était précédé d'un long exposé d'un professeur de littérature anglaise qui expliquait en quoi le feuilleton était représentatif de l'incontestable décadence d'une société bourgeoise.

Il est vrai que, dans ce feuilleton, tout est d'un grand raffinement : les décors, les costumes, les interprètes. En Grande-Bretagne même, le feuilleton réunissait, à chaque diffusion, près de 18 millions de téléspectateurs. On pourra regretter que l'ORTF n'ait offert qu'une version réduite de cette immense saga, la version anglaise comptant en effet 26 épisodes.

Il est à noter qu'une version cinématographique avait été réalisée en 1949 avec notamment Errol FLYN, Greer GARSON et Walter PIDEGEON.

 

Par PO
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

  • : TELEVISION FRANCAISE DES ANNEES 70
  • : Séries et émissions de la télévision française des années 1970
  • Contact

TELE 70-LE LIVRE

     

TELE 70 – LE LIVRE

 320

Retrouvez les feuilletons et émissions de la télévision française de l’année 1970.

Les émissions et feuilletons retenus sont classés par mois, de janvier à décembre.

En exclusivité, des BREVES pour chaque mois.

Couverture souple – 171 pages - Prix : 12 euros

Disponible sur http://www.lulu.com/product/couverture-souple/tele-70/18662277

L'ouvrage est également disponible sur AMAZON.FR.

 

Rechercher

Recommander

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

overblog

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés